Palmarès concours 2019-2020 « Plaisir d’écrire »

1er prix en expression écrite, classe de CM1

Sujet : Vainqueur des Olympiades de l’école, tu as gagné une rencontre avec ton sportif préféré. Raconte ce moment exceptionnel, vos échanges et le souvenir que tu en as gardé.

Le 15 juin, notre école a organisé des Olympiades. Il y avait plusieurs épreuves : de la course de haies, du lancer et du saut en longueur. J’ai terminé première et j’ai gagné le premier prix qui était de rencontrer ma sportive préférée.

J’ai choisi Simone BILES. Elle a 23 ans. Cette gymnaste américaine est quadruple championne olympique ! C’est aussi la sportive la plus titrée aux championnats du monde dans sa discipline. J’ai eu la chance qu’elle soit invitée en France par la fédération française de gymnastique. Comme elle, je pratique ce sport. J’ai déjà gagné des compétitions. J’ai adoré cette récompense car j’ai pu lui poser plusieurs questions (grâce à ses entraîneurs qui sont français !) 

Je lui ai demandé comment elle faisait pour être aussi gracieuse. Elle m’a répondu que c’était parce qu’elle faisait plusieurs heures d’entraînement par jour, que c’était difficile mais indispensable pour devenir la meilleure au monde.

Quand je lui ai posé mes questions, mon cœur battait très fort, j’étais toute rose sur les joues. J’étais timide mais, en même temps, heureuse.

J’ai eu de la chance car elle m’a signé un autographe sur un t-shirt et on a fait plein de photos.

J’ai adoré cette rencontre !

Louise  COLOT

1er prix en expression écrite, classe de CM1

école élémentaire « Les Cèdres »

6 rue des Marronniers

21800 Quétigny

Professeure : Mme DELOGE.

2e prix, ex æquo, en expression écrite, classe de CM1

Avec les écoles du quartier, on a fait une compétition de ski de fond. J’étais très contente car j’avais attendu un mois pour la rencontrer. Elle m’a fait une dédicace. Vous voudriez savoir qui c’est ? …Tin, tin, tin… c’est …

Justine BRAISAZ !

En décembre 2019, pendant les vacances de Noël, j’ai eu mon étoile d’or et j’ai essayé la carabine en biathlon. C’était extraordinaire ! Et là, j’ai gagné une rencontre avec elle ! Nous nous sommes rencontrées à la station de ski où je pratique, avec ma famille, le skating. La station s’appelle Les Saisies ; c’est là qu’elle s’entraîne aussi.

Ce jour-là, Justine tirait à la carabine. J’ai eu la chance de l’accompagner à une compétition le mercredi de la première semaine. Elle a encore gagné une médaille d’or ; j’étais très contente pour elle ! Alors, mes parents m’ont permis de rester une semaine de plus à la montagne et j’ai pu l’accompagner aux Championnats du Monde en Italie ! Je lui ai porté ses skis et nous avons vécu des moments extraordinaires ! Elle m’a promis de m’emmener aux prochains Jeux Olympiques en Chine, à Pékin !

D’ici là, je m’entraîne pour devenir, moi-même, une championne !

Apolline  JAMES

2e prix, ex æquo, en expression écrite, classe de CM1

école d’application La Trémouille

18 boulevard de la Trémouille

21000 Dijon

Professeur M.  L. FEMENIAS

2e prix, ex æquo, en expression écrite, classe de CM1

L’année dernière, mon école a participé au « Vainqueur des Olympiades ». Il y avait une épreuve de jonglerie. Avec chance, je l’ai remportée. Alors, j’ai pu gagner une rencontre avec les membres de la célèbre famille GRUSS et une représentation de cirque de leur part.

Je les ai rencontrés pendant les grandes vacances. Après un moment de silence, je me suis lancée :

–  « Je suis passionnée d’équitation mais j’adore aussi le cirque, c’est donc pour cela que j’ai gagné l’épreuve de jonglerie. J’aimerais vous poser quelques questions. Comment faites-vous pour que les massues ou autres objets ne vous tombent pas dessus ? 

–  Il faut, tout simplement, s’entraîner et s’entraîner encore. Il n’y a rien de facile, rien de difficile, ce n’est que du travail. As-tu d’autres questions à nous poser ? 

–  Oui . 

–  Alors, vas-y, nous t’écoutons ! 

–  Comment faites-vous pour ne pas avoir le trac avant chaque spectacle ?

–  Nous nous concentrons et nous nous disons que tout va bien se passer, comme à chaque fois. As-tu encore des questions ?

–  Non.

–  Nous, par contre, nous en avons : où fais-tu du cirque ?

–  J’en fais à Is sur Tille.

–  Quel âge as-tu ?

–  J’ai 9 ans et demi.

–  Depuis combien de temps fais-tu du cirque ?

–  J’en fais depuis 4 ans.

–  Quel est ton professeur ?

–  Mon professeur s’appelle Romaric, il a une école autre part. J’ai bien retenu vos conseils et j’essaierai de les appliquer. Merci beaucoup ! »

         J’en aurai gardé un merveilleux souvenir. Leurs conseils me serviront pour toute ma vie, si je continue le cirque, bien sûr !!

Faustine  LUSSEAU

2e prix, ex æquo, en expression écrite, classe de CM1

école élémentaire 6 impasse des Chanoines

21120  Saulx le Duc

Professeure ; Mme E. EVAIN.

1er prix en expression écrite, classe de CM2

Je me suis entraîné dur pour remporter ces Olympiades et, vous savez quoi ? Je le regrette ; je vais vous expliquer pourquoi.

Ce jour-là, je m’étais levé à quatre heures trente. J’avais pris mon petit-déjeuner en cinq minutes et m’étais brossé les dents en dix minutes pour avoir une bonne haleine. J’avais passé l’aspirateur partout (même sur moi!). Mon frère et mes parents sont venus me voir pour … Pour faire simple, je vais vous dire ce qu’ils ont dit ou plutôt crié : « Il est cinq heures, bon sang ! CINQ HEURES !! »

Je vis le miroir se briser à côté d’eux.

– « Vous venez de faire autant de bruit que moi ! » ai-je protesté.

– « Ce n’est pas une raison valable, va au lit ! »

Je suis allé au lit en soufflant. Tous les mêmes, ces parents !

Pfff ! En me réveillant, je vis le réveil :  ⁞◌׃◌◌  était écrit dessus.

Je mis quelques secondes pour réaliser que c’était l’heure à laquelle mon sportif préféré devait venir ! On sonna à la porte. A l’interphone, je dis :

– « Je vous ouvre tout de suite !

– Mais, c’est très gentil à vous. »

Tiens, tiens, bizarre, ce n’est pas sa voix. Bon, ça doit être celle de son garde du corps. J’ouvris ; j’étais impatient de passer une journée avec lui ! Le petit problème qu’il y avait, c’est que j’étais en pyjamas ! Une minute plus tard, on toqua à la porte. J’avais eu le temps de m’habiller. J’ouvris, et là … une personne inconnue !

– « Qui êtes-vous ? » bredouillai-je, étonné que ce ne soit pas mon sportif préféré.

– « Bah, ch’ui journaliste, pardi ! » dit-il comme si c’était normal.

Je les avais complètement oubliés, ceux-là !

– « Et pour quelles raisons êtes-vous là ? » dis-je, comme si de rien n’était.

– « Bah, les Olympiades et tout, vous ch’avez ? »

– « Euh, non, je ne sais rien du tout, au revoir ! »

Je lui ai claqué la porte au nez ! VLAM !!! Quelques secondes plus tard, on sonna. J’ai crié devant l’interphone en disant que je ne voulais pas de journalistes !

Oh, la gaffe ! C’était la voix de mon sportif préféré !

– « Oh, euh…pardon, je vous ouvre tout de suite ! »

Quarante-cinq secondes plus tard, on toqua. J’ouvris, et là, Roger FEDERER était devant moi ! Eh oui, c’était lui que j’avais choisi ; le plus grand joueur de tennis de tous les temps !

– « C’est ici, euh …Astesiano ?

– Oui, oui, c’est ici, entrez. »

J’étais trop content qu’il soit là !

– « Bon, pourquoi je suis là ? Tu as gagné un tournoi national ?

– Bah, j’ai gagné les Olympiades de l’école.

– Quoi ! Tu as gagné les Olympiades de l’école ? Je suis venu jusqu’ici pour les Olympiades de ton école ?! Moi, je repars ! »

Oh, non ! Il faut que j’invente une excuse crédible. Ça y est, j’ai trouvé !

– « Bien sûr que si, que j’ai gagné un tournoi national ! C’était une blague ! Ahaha ! »

Mon rire forcé ne rendait pas les choses plus crédibles.

– « Ouais, mais c’est pas drôle ! Je repars quand même !

– Non, attendez !

– Aha ! Moi aussi, je t’ai eu, gamin ! Aha ! »

Vous avez, maintenant, certainement compris que j’ai gagné les Olympiades de l’école et je vais vous expliquez mon parcours et le sport que j’ai choisi ; retournons deux semaines auparavant.

« Vous gagnez une journée avec votre sportif préféré ! » avait dit le prof. Il venait d’expliquer le prix principal des Olympiades de l’école. En gros, on choisit un sport, d’autres personnes de l’école participent à ce sport et, si on gagne, on rencontre notre sportif préféré pendant un jour !

Bon, moi, j’ai choisi tennis. Vu que le prix est trop bien, pendant une semaine : entraînement de tennis intensif ! Et aussi, course longue, sprint… Et le grand jour est arrivé. Tout le monde a choisi le foot donc j’étais contre un CP qui ne savait même pas jouer ! Résultat : il ne m’a mis aucun point ! J’étais trop content, même si je n’avais pas fait grand-chose.

Une semaine et six jours plus tard…

– « Bon, j’ai faim, où est la cuisine ? »

J’ai montré à Roger Federer la cuisine du doigt et il m’a balancé son sac en pleine figure ! Merci, Federer ! Il a ouvert violemment le frigo et a demandé :

– « Bon, il est où, le caviar ?

– Ben, on n’a pas de caviar ! On n’est pas riches !

– Ah, vous n’êtes pas riches ? Pourtant, votre maison, elle est grande !

– Mais, c’est un appartement, pas une maison ! »

De un, il n’est pas gentil et de deux, il n’est pas très intelligent ! J’aurais dû choisir quelqu’un d’autre !

– « Ah, ça explique pourquoi vous avez trois étages !

– Mais, ils ne sont pas à nous, ces trois étages ! Dans un appartement, il  y a plusieurs personnes qui y habitent ! Oh lala !

– Ah, mais alors, votre maison est toute petite !

– Ben, oui, on n’est pas riches !

– J’aurais jamais dû venir ! Bon, qu’est-ce qu’il y a à manger ? »

Je lui ai montré ce qu’il y avait à manger. On avait dévalisé le magasin et pourtant, il dit :

– « Il n’y a que ça à manger ? Non, c’est une blague, c’est ça ?

– Non, pas cette fois. Mais c’est beaucoup tout ça, non ?

– Quoi ! Mais, j’ai le triple chez moi ! Ça se voit que vous n’êtes pas riches ! »

Eh bien, je ne savais pas que Federer était aussi …râleur !

– « Bon, je vais me contenter de tout ça ! »

Deux secondes plus tard, il avait tout englouti !

– « Bon, on fait du tennis, maintenant !?

– Euh … Oui, oui ! »

J’allais jouer au tennis avec Federer ! Si je le dis à mes copains, ils ne vont jamais me croire !

Une heure plus tard … A la salle de tennis de mon club, Federer en est à son centième acc, ! Un acc, c’est quand on sert et que l’autre ne touche pas la balle. Eh bien, moi, je me suis pris cent fois un acc :

– « Bon, moi, j’arrête ! J’en ai assez de ne pas toucher une seule balle !

– Ce n’est pas ma faute, si tu es nul !

– Et, c’est méchant !

– Je ne fais que dire la vérité !

– Bon, on rentre ?

– D’accord !».

On est rentrés pour le dîner. Et d’un coup, je me suis souvenu que Federer avait tout mangé ! J’ai demandé à ma mère si elle pouvait faire les courses, mais c’est mon père qui a répondu :

– « Ta mère est malade et moi aussi, donc tu devras t’en occuper ! »

J’ai dit à Federer que je revenais dans deux minutes et qu’il ne devait toucher à rien. J’ai pris tout ce que j’ai trouvé ! Je suis revenu et, à ma grande surprise, tout était en ordre. Nous avions fini de manger quand quelqu’un sonna.

– « Qui est-ce ? » demandai-je.

– « Du respect pour les journalistes !!! On ne claque pas la porte à un journaliste ! Du respect pour les journalistes !!! »

Je n’ai pas ouvert, bien sûr ! Pfff, quelle journée ! Soudain, j’entendis un gros « bling »!puis plus rien. Et, enfin, des gros « boum, boum » ! Et un : « ؁؃؂؁؂؃ ! ! ! »

Puis, de plus près, un :

– « Du respect pour les journalistes !!! »

Oh, non, ils ont réussi à entrer ! J’avais barricadé la porte mais ils l’ont enfoncée ! Dans la maison, c’était vraiment n’importe quoi ! Après dix minutes d’efforts intensifs, j’ai, finalement, réussi à les repousser. Puis Roger Federer a disparu ! Je l’ai cherché dans toute la maison, sans succès ! Puis, je me souvins que je l’avais poussé avec les journalistes !

J’ai pensé, durant quelques secondes, à aller le rechercher, mais, finalement, j’ai pensé que ce n’était pas plus mal comme ça !

Valérian  ASTESIANO

1er prix en expression écrite, classe de CM2

école d’application La Trémouille

18 boulevard La Trémouille

21000 Dijon

Professeur : M.  L. FEMENIAS

prix, ex æquo, en expression écrite, classe de CM2

Hier, j’ai gagné le premier prix des Olympiades organisées par l’école. La récompense était une journée avec mon sportif préféré. Je suis rentré chez moi tout fier d’avoir gagné et heureux à l’idée de passer une journée avec mon idole qui est Giannis  ANTETOKOUNMPO, un jeune basketteur grec jouant à la NBA, la ligue de basket-ball des États-Unis, dans l’équipe de Milwaukee Bucks. J’ai choisi cet athlète car, moi aussi, je pratique le basket, mais …  à Chevigny-Saint-Sauveur ! Giannis Antetokounmpo a été élu MVP, meilleur joueur en 2019. Le rendez-vous est fixé au mercredi 30 janvier 2020. Ce sera une journée inoubliable.

         Aujourd’hui, c’est vendredi. J’en parle à tout le monde et je suis très content. Mes copains me félicitent et me disent tout le temps que j’ai de la chance. Ils aimeraient être à ma place. Le soir, je n’arrivais pas à m’endormir. Mais, maintenant que nous sommes à la veille du rendez-vous, le stress est à son comble ; je suis inquiet. Je me pose plein de questions en me disant que je ne devrais, peut-être, pas y aller ? Mais, si je renonce, je n’aurai pas d’autres occasions que celle-ci.

Je n’ai pas dormi de la nuit car je n’ai pensé qu’à ça.

         Le matin, je me lève à trois heures sachant que le rendez-vous est prévu au gymnase des Milwaukee Bucks, aux États-Unis. Je pars en avion avec mes parents. J’arrive quelques heures plus tard devant le stade de basket-ball à Milwaukee.

         Il est là !!! Giannis Antetokounmpo ! en personne !!!

On dirait une tour tellement il est grand ; sa main est quatre fois plus grande que la mienne. Il est bien coiffé. Ses muscles saillants m’impressionnent. Plein de journalistes le suivent. Cela doit être gênant au bout d’un moment ! Ils nous suivent partout ! Le joueur parle grec, anglais et français. Une chance pour moi qui ne suis pas fort en anglais et qui ne sais pas dire un mot en grec. A la télévision, il a l’air un peu bizarre quand on le voit crier sur le terrain mais il est très gentil.

Il me serre la main et me demande :

– « Alors, ça va ? pas trop fatigué par le voyage ? »

– Non, ça va ; mais ça fait bizarre de te voir devant moi en vrai ! » lui dis-je.

– « Tu as raison, c’était pareil pour moi quand j’ai … » me répondit-il.

– « C’était qui ? Quand ? Où ? » le questionnai-je.

– « Doucement, mon petit, je vais te le dire. J’avais dix ans, ton âge. Mickaël Jordan m’avait donné rendez-vous devant le gymnase des Chicago Bulls. C’était génial ! » s’exclama-t-il, d’un air rêveur.

         A neuf heures, nous nous dirigeons vers le gymnase. Il me laisse entrer le premier. Il y avait plein de matériel : des élastiques, des ballons de basket, des buzzeurs, des haies, des cordes à sauter et deux énormes paniers de basket-ball. On s’est changés dans les vestiaires et j’ai remarqué qu’il avait des chaussures de luxe. On est partis s’entraîner à l’élastique et, après, on a tiré avec les ballons. Il m’a appris des nouvelles techniques de match et ensuite, on a joué avec la corde à sauter. On est rentrés et il m’a félicité.

On a mangé ensemble. J’étais toujours à côté de lui. Je l’ai suivi jusque dans sa chambre pour jouer à un jeu de console qui s’appelle NBA2K19 (ceci est un jeu qui simule le basket-ball). On a discuté au moins une heure, en jouant.

Je lui ai posé beaucoup de questions sur ses matches, ses entraînements et sur le basket-ball. A la fin de notre discussion, il était quatorze heures : l’heure de la conférence de presse.

         Une fois arrivé, j’aperçois plein de journalistes assis sur des chaises. Le joueur m’a dit d’aller m’asseoir sur une chaise. Pendant ce temps, Giannis monte sur une estrade et s’assied derrière une table. Les journalistes commencent à lui poser des questions. J’apprends qu’il est marié, qu’il a trois enfants et qu’il vit à Milwaukee. Il a débuté le basket à cinq ans, dans la ville de Salonique, en Grèce ; ses parents y habitent toujours. Il est, aussi, bénévole dans une association : l’UNICEF. Cette association aide les pays pauvres et les gens démunis. Il a, également, voyagé dans les villes pauvres pour dénoncer la misère, pour apporter des fonds et du réconfort aux personnes. Le joueur raconte ses voyages en disant qu’il ne comprend pas,  qu’aujourd’hui, des gens meurent de faim. Souvent, dans la rue, les gens leur donnent une pièce, leur adresse un sourire pour leur redonner espoir. Il faut avoir de la gentillesse.

Une fois les questions terminées, nous sommes allés saluer les journalistes puis, nous sommes partis en direction du gymnase pour le deuxième entraînement, mais, cette fois-ci, il y avait son entraîneur et les joueurs. Il m’a dit de m’asseoir dans les tribunes car, à ce qu’il paraît, c’est l’entraînement spécial de l’après-midi. Ils ont couru, longtemps, pour s’échauffer. Je n’aurais pas pu courir cinq tours de terrain comme eux ! Après, ils ont pratiqué l’élastique. Il s’agit d’une corde qu’ils doivent accrocher sur une barre verticale et qu’il faut tirer très fort.

Ensuite, il est allé prendre un ballon et a commencé à tirer en dehors de la zone des trois points avec les conseils de son entraîneur afin de marquer le plus de paniers possibles en match. Il a fini l’entraînement par un petit match et des tirs. Ils ont  enchaîné avec une course à pied qui a duré dix minutes. (Pendant tout ce temps, je ne me suis pas ennuyé du tout). Ils m’ont demandé de descendre. Là, j’ai eu un peu peur mais, c’était juste pour prendre une photo avec les joueurs. J’ai adoré ça !!! J’ai même reçu un cadeau. C’était une place pour aller voir le match de basket-ball « Milwaukee Bucks » – « Détroit De Pistons » prévu le 17 février 2020. Le billet indiquait que c’était une place V.I.P. à côté des copains et des familles des joueurs. Le temps a passé très vite car voici déjà la fin de l’entraînement qui, pourtant, a duré 1h.45. Je devais retrouver mes parents à l’aéroport. Il était 17h.10.

Giannis m’a dit ; « c’est l’heure de partir ! »

– « Malheureusement, oui ! » lui répondis-je.

– « Je vois que tu es déçu, mon petit ! » s’exclama-t-il.

– « Beaucoup, mais il y a toujours une fin » ai-je conclu.

Il me raccompagna jusqu’à la voiture et me dit qu’on allait partir pour l’aéroport en « porsche ». Je n’arrivais pas à y croire : j’étais assis à côté de mon sportif préféré, dans sa voiture !!! On a, encore, parlé de basket pendant un certain moment ; chemin faisant, j’ai observé les buildings de Milwaukee : ils étaient gigantesques, certains mesuraient plus de cent mètres de haut avec cent trente étages et avaient de grands écrans sur lesquels défilaient des publicités. Quand un match de basket se joue, il est diffusé, en direct, sur ces énormes télévisions.

Une fois ce long trajet terminé, nous arrivâmes à l’aéroport où mes parents nous attendaient. Ils étaient un peu inquiets. Ils me dirent qu’il fallait partir tout de suite pour ne pas rater l’avion. J’étais triste mais heureux d’avoir passé cette journée avec mon idole. J’étais chanceux. Je pense que beaucoup de personnes auraient rêvé de vivre cela.

Nous prenons place dans l’avion et je commence à penser que, plus tard, je pourrais être une star et qu’on m’appellerait « King Lamy » : je gagnerais plein de trophées ; je monterais sur le podium ; je jouerais à Milwaukee comme mon idole ; tout le monde m’applaudirait ; je serais la nouvelle génération de basket-ball ; je gagnerais des « All Star Games » ; je marquerais plein de paniers par match ; je donnerais le meilleur de moi-même pour être fier de chaque match. Je ne raterais aucun match de mon équipe et je serais toujours fair-play. Quand on entendrait mon nom dans les matches, tout le monde crierait, je serais connu dans le monde entier, ma famille serait fière de moi ! Je serais riche, j’aurais de belles voitures. Je ferais comme Giannis : je travaillerais dans une association pour les pauvres.

         Mais, pour l’instant …  je joue à … Chevigny-Saint-Sauveur !

J’ai passé une journée inoubliable avec mon idole. J’en parlerai à tous mes copains et je raconterai ma journée à tout le monde. Quand je serai grand, je ferai comme Giannis Antetokounmpo. Il m’a donné envie de continuer le basket jusqu’au bout. J’espère que je le retrouverai, un jour, en face de moi.

Sur le trajet du retour, mes parents me posent plein de questions sur le déroulement de la journée. J’ai répondu à leurs nombreuses questions puis j’ai rêvé à une deuxième journée avec mon idole.

Et comme le disait le basketteur, Kobe BRYANT, que j’appréciais beaucoup avant sa mort brutale : « Les héros vont et viennent, mais les légendes restent ».

Jules  LAMY

2e prix, ex æquo, en expression écrite, classe de CM2

école élémentaire

10 rue de la Mairie

21560 Arc sur Tille

Professeure : Mme C. GIROD

2e prix, ex æquo, en expression écrite, classe de CM2

Ce matin, ont eu lieu les Olympiades de l’école ; j’espère avoir bien réussi car le premier prix est une rencontre avec son sportif préféré. Arrive enfin le verdict ; les résultats sont proclamés. L’organisateur des Olympiades annonce le gagnant : « Ondine Surier » ! Je n’en crois pas mes oreilles, c’est bien moi ! On me demande quel sportif je souhaiterais rencontrer. Sans hésitation, je réponds : Marie-Agnès GILLOT.

Elle est danseuse étoile à l’Opéra de Paris ; je l’ai choisie car j’adore la danse classique que je pratique, d’ailleurs, chaque semaine. Le rendez-vous est organisé pour le mercredi 19 février 2020. J’ai hâte d’y être …

         Le soir, quand je rentre à la maison, je raconte tout à ma famille ; ma sœur a très envie de rencontrer Marie-Agnès Gillot avec moi car, elle, aussi, affectionne la danse classique, mais cela est malheureusement impossible. Mes parents, quant à eux, sont contents pour moi. En admirant les posters de Marie-Agnès Gillot, affichés partout dans ma chambre, je me dis que, dans quelques jours, je la rencontrerai pour de vrai… Je n’arrive pas à dormir car, demain, je vais, enfin, rencontrer Marie-Agnès Gillot ! Mais, soudain, j’ai un peu peur : que va-t-elle penser de moi ? Je choisis ma plus belle tenue. Que vais-je lui dire ? Vite, une feuille ! Un crayon ! J’écris toutes mes idées pour me rassurer. Serai-je à la hauteur si elle me demande de participer à son entraînement ? Je dois me reposer. Il est 3h.00 du matin. Il faut que je m’endorme si je veux être en forme demain matin…

         Enfin le grand jour. Je suis dans le train avec ma famille. Le trac m’envahit… et si… je renonçais ? Non, c’est la seule occasion de la rencontrer, sinon, plus tard, je le regretterai. Le rendez-vous a lieu à l’Opéra de Paris… Vite, il est 9h.55 et le rendez-vous est fixé à 10h.00. Il ne faut pas que je sois en retard ! La voiture arrive place de l’Opéra et j’aperçois cette grande façade décorée de marbre de couleur or et bronze, de mosaïques, de nombreuses sculptures.

Une fois arrivée dans le hall, j’aperçois une grande dame fine et élégante, les cheveux coiffés en un chignon impeccable ; je suis intimidée mais elle m’accueille avec un sourire chaleureux ; cela me rassure. Elle me dit, alors :

– « Bonjour ! Comment t’appelles-tu ? Quel âge as-tu ? 

– Bonjour ! Je m’appelle Ondine Surier, j’ai 10 ans » lui répondis-je, le plus calmement possible.

– « Viens, je vais te faire visiter l’Opéra de Paris, puis tu assisteras à mon entraînement ».

Je la suis dans le majestueux escalier puis dans le Grand Foyer, une galerie ressemblant fortement à la Galerie des Glaces à Versailles. Je me sens toute petite dans cet immense labyrinthe de couloirs. Elle me commente la visite : « l’Opéra de Paris est divisé en deux parties : le palais Garnier, là où nous présentons nos spectacles et l’Opéra Bastille là où ont lieu nos entraînements ». Dans cet immense endroit, si majestueux, je me sens encore plus intimidée.

Une fois dans la salle d’entraînement, elle me propose d’assister à son cours. Quelle grâce ! Ça n’a rien à voir avec mes cours de danse, c’est beaucoup plus compliqué !

Puis, elle me demande si je veux participer à son entraînement ; j’hésite… mais je finis par accepter sa proposition. Quel bonheur d’évoluer aux côtés de Marie-Agnès Gillot !… Ce moment restera gravé, à jamais, dans ma mémoire !…

 Puis, elle m’annonce que c’est l’heure de la pause-déjeuner. Déjà !… J’ai l’impression d’être arrivée il y a à peine cinq minutes !

Être en tête à tête avec Marie-Agnès Gillot est un moment magique d’intense bonheur. Je n’aurais jamais espéré vivre un tel instant. Elle me questionne :

– « Depuis combien de temps exerces-tu la danse classique ?

– Depuis 3 ans maintenant. Et vous ? » lui répondis-je

– « Je pratique la danse classique depuis mes 4 ans. Au début, j’allais au cours de danse une fois par semaine, puis deux fois et, enfin, j’ai intégré l’Opéra de Paris. Pourquoi as-tu choisi la danse classique ?

– Ma voisine exerce ce sport, cela m’a donné envie de pratiquer, aussi.

– La conférence de presse a lieu dans 5 minutes, dépêchons-nous ! »

Le rendez-vous a lieu dans la salle d’entraînement. De nombreux journalistes sont présents ; tout cela m’intimide beaucoup ! Elle m’invite à m’asseoir.

Un journaliste se présente : « Bonjour, je suis journaliste au Journal Sportif. Pourquoi avez-vous choisi la danse classique ? »

– « Bonjour à tous. Depuis toute petite, je regardais des ballets de danse classique, je rêvais, déjà, de devenir danseuse étoile et mon vœu s’est réalisé. Mes parents me disaient que j’avais l’allure d’une danseuse et me surnommaient « mon petit rat de l’Opéra », répondit-elle.

– « Comment s’est déroulée votre audition pour entrer à l’Opéra de Paris ?

– J’étais très stressée. Lors de la première sélection, on est pesées et mesurées ; ensuite, on effectue des exercices à la barre, puis on danse chacune une partie d’un ballet.

– Qu’avez-vous ressenti lors de votre premier ballet ?

– Avant de monter sur scène, j’étais très stressée mais, très vite, cela s’est dissipé ; et, lors du final, quand tout le monde vous applaudit, on ressent une très grande fierté.

– Merci d’avoir répondu à nos questions ; nos lecteurs seront ravis de lire un article sur vous » annonça le journaliste.

La conférence de presse se termine à 15h00. Marie-Agnès Gillot me propose d’assister à une partie de son spectacle « Le Lac des Cygnes », avant mon départ. J’en suis ravie car c’est mon ballet préféré. Elle m’emmène, alors, jusqu’aux loges qu’elle me fait visiter : elles sont grandes et luxueuses. Puis, elle me dit : « le spectacle commence dans cinq minutes, ta place est la n°78 ; à l’entracte, rejoins-moi dans ma loge ».

J’acquiesce et je pars m’installer en la remerciant. La salle est vraiment somptueuse ; sur le plafond sont peints différents ballets. L’orchestre démarre une jolie musique harmonieuse et le majestueux rideau se soulève, alors, sous les applaudissements. J’aperçois mon héroïne, Marie-Agnès Gillot, dans un magnifique tutu blanc, qui entame la chorégraphie par des gestes gracieux. Elle joue le rôle principal, « Odile » .

Je m’imagine à ses côtés, sur la scène, devant la salle pleine de spectateurs… Que c’est beau ! toutes ces danseuses sveltes et coordonnées qui virevoltent sur la scène ! Je ne vois pas le temps passer et je suis très étonnée quand l’entracte est annoncé.

Comme convenu, je me dirige vers les loges. A ma grande surprise, je vois des dizaines de spectateurs devant la porte de la loge, réclamant une dédicace. A cet instant, je me rends compte de ma chance : je passe une journée avec la danseuse que tout le monde attend pendant des heures pour obtenir une simple dédicace ! J’arrive à me faufiler jusque dans la loge. Il va bientôt être l’heure de nous quitter. Marie-Agnès Gillot me demande : « as-tu aimé cette journée ?

– Oui, cette journée a été fantastique, je n’ai pas vu le temps passer ! »

Elle part chercher un petit paquet : « tiens, c’est pour toi, en souvenir » dit-elle en me le donnant. J’ouvre le petit paquet et je découvre un DVD du ballet « Le Lac des Cygnes » et un petit mot manuscrit « pour Ondine Surier : vive la danse ! Marie-Agnès Gillot ».

– « Merci infiniment » balbutiai-je

– « Je t’en prie ; je suis heureuse de t’avoir rencontrée. Vite, il est 16h00, ton train part bientôt. Je vais t’accompagner jusqu’à l’entrée, là où tes parents t’attendent ». Je suis mon idole à la silhouette fine, élégante et gracieuse. Je me sens toute triste car la journée est terminée. En même temps, je pense que ce jour restera le plus beau de ma vie.

         Mes parents m’attendent devant l’entrée. Je la remercie chaleureusement de m’avoir fait visiter l’Opéra de Paris et je m’éloigne, la gorge serrée… Quelques minutes plus tard, je monte dans le train avec mes parents. Je leur raconte, en boucle, toute ma journée, pendant tout le voyage du retour. Une fois arrivée à la maison, je regarde la fin du Lac des Cygnes. A cet instant, seulement, je réalise que j’ai passé une journée avec la belle danseuse que je vois à la télévision ! Le lendemain, au petit déjeuner, quand je feuillette le journal sportif, mon journal préféré, je vois l’article sur Marie-Agnès Gillot et je l’accroche dans ma chambre, en souvenir.

         A l’école, les enseignants et mes camarades me demandent comment s’est passée ma journée avec Marie-Agnès Gillot. Je réponds, brièvement, que cette journée a été merveilleuse : au début, j’ai visité l’Opéra de Paris puis, participé à son entraînement ; après le repas, j’ai assisté à la conférence de presse et elle m’a proposé d’assister au spectacle du Lac des Cygnes. « Quand se déroulent les prochaines Olympiades ? » demandai-je, le sourire aux lèvres. « Malheureusement, cet événement ne se déroule que tous les quatre ans ! et, dans quatre ans, tu seras déjà au collège ! » me répondit mon enseignante.

         Le soir, dans mon lit, je repense à cette journée passée avec Marie-Agnès Gillot. Comme j’aimerais être avec elle, sur la scène du Palais Garnier, dansant « Le Lac des Cygnes ou Casse Noisette », … devant des milliers de spectateurs éblouis ! Quelle fierté on doit ressentir lorsque le rideau se soulève et que tous les projecteurs sont rivés sur vous …

Je n’ai plus aucun doute : plus tard, je serai danseuse !…

Ondine  SURIER

2e prix, ex æquo, en expression écrite, classe de CM2

école élémentaire,10 rue de la Mairie

21560  Arc sur Tille

Professeure : Mme C. GIROD

Prix Poésie Accessit, classe de CM1

Enfant de l’Automne

Ici, tout est marron, jaune et orange, autour de moi,

Il y a du vent et de l’orage

Les feuilles tourbillonnantes sont de passage.

Il y a de la pluie dans les rues,

Dans les champs, dans les prés,

Elle s’infiltre aussi dans les fossés.

Pendant la nuit d’Halloween,

De maison en maison, déguisés en citrouilles,

Les enfants circulent et font peur aux gargouilles,

Et, le soir de la Toussaint,

Tous les saints sont joyeusement réunis,

Ils arrivent, ils discutent et ils rient !

Vincent  MOME

Accessit, classe de CM1

école élémentaire

4 impasse des Chanoines

21120  Saulx le Duc

Professeure : Mme E. EVAIN

1er prix expression écrite, classe de 6e 2

Sujet classe de 6e : Au cours d’un cross, vous enchaînez les chutes. Le soir, affolée, votre mère fait venir le médecin. Imaginez la consultation sous la forme d’une scène de théâtre comique.

Cassonade

Madame Tao : « Mais qu’est-ce qui t’es arrivé Androo ? C’est quoi toutes ces bosses ? On dirait qu’à chaque bosse, il y a le Mont Fudji ! J’appelle tout de suite un docteur. »

Androo : « Non, non, pas un docteur ! Ça fait trop mal, les docteurs ! »

Le docteur Cassonade sonne à la porte.

Cassonade : « Bonjour, que puis-je faire pour vous ? » (Il porte une longue robe bleue parsemée d’étoiles et un chapeau qui lui donne l’air d’un magicien).

Madame Tao : « Monsieur Cassonade, mon fils a une grosse bosse ! »

Cassonade : « Il s’est transformé en dromadaire ? »

 Androo : « Ah non, pas un médecin ! Je n’aime pas les médecins. »

Cassonade : « Voyons voir ça. (Il chatouille Androo qui éclate de rire). Déjà, il n’est pas mort, c’est bon signe. Voyons voir ces bosses (il tape sur les bosses d’Androo avec un marteau en plastique). Oh là là là, je vois. C’est très grave ! »

Androo : « J’ai mal ! »

Cassonade : « Vite, ma scie ! »

Androo : « Quoi ? »

Cassonade : « Il faut couper, vous êtes tout bleu. Vous êtes en train de vous transformer en schtroumpf ! »

Androo : « Couper ? Je veux pas, moi ! Je préfère être bleu. C’est beau, le bleu ! Les policiers sont bleus et personne ne veut les couper en deux. »

Madame Tao : « Androo, écoute le gentil monsieur. S’il te dit qu’il faut couper, il faut couper ! » Je vais le tenir.

Androo : (qui part en courant) « Non, jamais de la vie ! »

Cassonade : « On dirait qu’il va déjà mieux ! Je vais seulement lui plâtrer la jambe pour qu’il se tienne tranquille. »

Androo : « Non plus ! Pas de scie, pas de plâtre ! Je ne veux pas de ça ! Je veux aller me reposer ! »

Cassonade : « Vous reposer ? Oh,oui ! vous êtes vraiment très malade ! Il faut que j’essaie quelque chose. Il renverse un paquet de sucre sur la jambe d’Androo.

Avez-vous un chien ? »

Madame Tao : « Non, monsieur. »

Cassonade : « Un chat ? »

Madame Tao : « Non plus ! Il n’a qu’une petite sœur ! »

Cassonade : « Très bien, ça fera l’affaire ! Appelez-la pour qu’elle lèche la jambe de son grand frère, il va vite guérir ! »

Androo : « Je ne veux pas que ma petite sœur me lèche la jambe, c’est pire que le plâtre ! »

Cassonade : « Voilà la liste des médicaments : des crêpes tous les soirs et des burgers le dimanche. Surtout, des bonbons à tous les repas et un peu de rhum.

Et pas d’école pendant six mois, mon petit ! »

Androo : « Wahou !!! Enfin une parole raisonnable ! »

Madame Tao : « Hors de question ! Vous n’êtes pas un vrai médecin, on ne peut pas priver un enfant d’école ! »

Cassonade : « Vous n’êtes pas de bons patients ! Vous ne voulez pas que je vous coupe la jambe ; vous ne voulez ni plâtre, ni de fauteuil roulant. Je vais faire faillite, moi ! Et dire que j’aurais pu couper un tout petit bout de pied pour m’entraîner ! J’ai un concours dans un mois : il faut couper une jambe le plus précisément possible. J’aurais pu m’entraîner ! »

Androo :« Maman, il est fou, appelle un médecin pour le médecin ! Nous ne pouvons pas le laisser rentrer chez lui comme ça ! Il va couper la jambe à quelqu’un ! »

Androo  TAO

1er prix expression écrite, classe de 6e 2

Collège le Chapitre,

1 bd Maréchal de Lattre de Tassigny

21300 Chenôve

Professeure : Mme POVÉDA

2e prix expression écrite, classe de 6e 2

Histoire de Boule

Le docteur Fox : Bonjour Madame, que puis-je faire pour vous aider ?

La maman : C’est pour mon petit Boule. Je me fais vraiment du souci. Oh, mon pauvre petit lapin. Regardez-le, il a l’air tout triste !

Dr Fox : Boule ! Boule de billard ! Boule qui roule ! Boule de flipper ! Ce n’est pas un prénom, ça !

Boule : Maman, il se moque de moi, je ne veux pas de ce médecin ! 

La maman : Mais non, mon lapin !

Je l’ai toujours dit à son père que ce n’était pas un prénom mais il m’écoute jamais et il a toujours été fan de Boule et Bill.

Dr Fox : Alors, Bouboule, de quoi souffres-tu ?

Boule : Ni Bouboule, ni lapin, je m’appelle Boule ! Boule ! Ce n’est pas compliqué, non !

Dr Fox : Oui, Bouboule, j’ai compris. Dis-moi ce qui ne va pas !

Boule : (il soupire, il marque un temps, regarde sa maman qui le pousse du coude puis répond) J’ai participé à un cross. Comme j’étais imbattable, un groupe constitué d’environ 7 personnes a décidé de m’affronter. Ils ont tenté de me faire tomber à plusieurs reprises et une fois rentré chez moi, j’avais plein de bleus sur le corps alors ma mère a paniqué et a décidé de vous appeler.

Dr Fox (qui n’arrive pas à s’arrêter de rire): Une bouboule toute bleue, en plus !

Boule : Si moi, je suis une boule, vous êtes quoi ? ! Vous ?! avec vos yeux tout bridés et votre nom d’animal ?!

Dr Fox : Je n’ai pas les yeux bridés, c’est toi qui as les yeux tout ronds, ronds comme … un ballon, mon petit Bouboule ! Trêves de plaisanterie ! Où as-tu mal ?

Boule : Au bras, à la jambe, à la cuisse et à la tête !

Dr Fox: (en s’asseyant sur le pied de Boule) Oh, non, tu ne vas plus pouvoir rouler !

Boule : aïeeee ! Mon pied ! Vous êtes dingue ! Je vous dis que j’ai mal à la jambe, à la cuisse et au bras !

Dr Fox : Oh, je suis désolé ! Enlevez donc votre t-shirt !

Boule : Mais, je n’ai ni mal au dos, ni mal au ventre !

Le docteur Fox : Bon, d’accord ; je vais être clair, enlevez votre t-shirt que j’examine votre cœur !

Boule : Mais, mais ?

Dr Fox : Il n’y a pas de mais ! ENLEVEZ VOTRE T-SHIRT, UN POINT, C’EST TOUT !

(au public) C’est qu’il va finir par me mettre en boule, le Bouboule !

Boule : Bon, d’accord.

Dr Fox : Que ressens-tu, jeune homme ? (il lui passe le stéthoscope dans le dos)

Boule : J’ai l’impression que mon chat me caresse et du coup, ben, ça me démange énormément !

Dr Fox : Mais, alors, ça vous démange ou ça vous caresse ?

(au public) Ce bon vieux Knock avait raison : les patients, de nos jours, ne savent plus décrire leurs symptômes !

( à Boule, en appuyant fortement sur ses bleus) Alors, si j’appuie là … et là …  ou peut-être là …  ça vous caresse toujours ? 

Boule : Là, ça ne caresse plus du tout, ça me démange, en fait ! Surtout, ça me démange de vous frapper ! (il regarde sa maman et fait un signe de tête pour montrer qu’il ne supporte plus cet entretien)

Dr Fox : Très bien ! Ça roule, ma Boule ! (le docteur Fox rit de sa plaisanterie en souriant à la maman de Boule) . Manges-tu du fromage ?

Boule : Bien sûr !

Dr Fox : Eh bien, il faut arrêter d’en manger ! Il faut plutôt manger des paquets de Dragibus, d’accord ? Et, quand tu auras mal au ventre, tu demanderas à ta maman de me rappeler !

Boule : Mais, pourquoi ?

Dr Fox : Parce que je te le dis, voyons !

(s’adressant au public) Trente euros la consultation ! Plus il sera malade, le petit Bouboule, plus je vais gagner d’argent !

Bon, au revoir Madame ! Au revoir Bouboule !

Boule : Mais, vous partez sans m’examiner ? Vous ne m’avez rien proposé pour mes bleus !

Dr Fox : Ah, oui, c’est vrai ! J’allais oublier ! Je suis tête en l’air, j’oublie toujours d’examiner mes patients ! Enlève donc ton pantalon !

Boule : Vous m’avez dit d’enlever mon t-shirt !

Dr Fox : Ah, oui, c’est vrai ! J’ai changé d’avis. Mais, maintenant, tu vas enlever ton  pantalon !

La maman : Allez, mon petit chou, fais ce que te dit le médecin !

Boule : Maman, arrête de m’appeler comme ça, je n’ai plus deux ans ! Mais ne t’inquiète pas, je vais enlever mon t-shirt !

Dr Fox : Alors, j’ai deux nouvelles ! Une bonne et une mauvaise ! Tu n’as que des petites égratignures mais il te faudrait un plâtre aux deux jambes et tu n’auras plus d’école pendant deux ans !

Boule : YESSS !!! je n’ai plus école pendant deux ans !

Je vous aime Monsieur le docteur Renard bizarre !

Je vais m’empiffrer de Dragibus et jouer à la console tous les jours !

Dr Fox : Cela vous fera 3654 euros et 99cts.

La maman : Mais, ça ne va pas la tête ! Je refuse de payer !

Dr Fox : D’accord, je suis allé un peu loin, mais je vous fais un prix d’amis : 2000 euros seulement avec les plâtres !

La maman : Boule ! Il est maboule !

Boule (au public) : Oui, je vous l’avais bien dit, depuis le début ! Il est maboule !

Dr Fox (au public) : Zut, ça a failli marcher ! La prochaine fois, je coupe une jambe et je demande seulement 50 euros comme un vrai médecin !

Amina  BELMOUMENE

2e prix expression écrite, classe de 6e 2

Collège le Chapitre

1 bd Maréchal de Lattre de Tassigny

21300 Chenôve

Professeure : Mme POVÉDA

prix expression écrite, classe de 4e C

Sujet pour les classes de 4e et de 3e : L’école est-elle un lieu d’éducation à la liberté ?

         Spontanément, il pourrait être difficile de penser que l’école nous éduque à la liberté : à notre âge, on se sent, essentiellement, contraints par l’obligation scolaire. Néanmoins, que deviendrions-nous sans cette école : quelles connaissances du monde aurions-nous ? L’éducation en France est gratuite, laïque et obligatoire : que se passe-t-il lorsque ce n’est pas le cas ?

         Mais, qu’est-ce que l’éducation ? Qu’est-ce que la liberté ?

L’éducation est une formation intellectuelle, morale, culturelle. La liberté c’est la possibilité de faire des choix, sans être contraint et de pouvoir agir selon notre volonté dans le respect de l’autre.

         Donc, penser que l’école est un lieu d’éducation à la liberté, lorsque nous avons l’impression de n’y ressentir que des contraintes, apparaît contradictoire. En France, l’école a d’abord un caractère obligatoire : dès l’école maternelle, nous devons y aller tous les jours. Nous n’en avons pas le choix. Finalement, à notre âge, nous avons l’impression de n’avoir rien connu d’autre … Elle nous apparaît comme un lieu d’exigences, de contraintes, d’obéissance à des règles et règlements de toutes sortes : apprentissages, comportements … jusqu’à notre façon de nous habiller ! Nous n’avons pas l’impression d’avoir beaucoup de libertés.

         Mais au fond de moi, je sais que l’éducation, l’école sont très importants, primordiaux. L’école pourra m’aider à être libre, libre de faire mes choix : choix de mes opinions, choix de mon métier, choix de ce que je veux être … Chaque étape de notre scolarité nous permet d’acquérir des connaissances qui nous mènent vers la liberté : de l’école maternelle jusqu’au collège, lycée voire plus encore.

         En effet, dès l’école pré-élémentaire, nous apprenons à vivre ensemble. Une classe c’est comme une société en miniature : apprendre à s’écouter, à respecter l’autre, comprendre de qui on se sent proche ou non … Elle nous donne les règles pour apprendre à vivre ensemble. Et, lorsque l’on connaît les règles et les limites, on peut agir plus librement.

         A l’école élémentaire, l’un des apprentissages fondamentaux essentiels qui nous donne et nous donnera le plus de liberté, est l’apprentissage de la lecture. Bien sûr, les autres matières sont importantes pour comprendre le monde, mais, avec la lecture, je peux aller chercher les renseignements, les enseignements dont j’ai besoin. Dans la vie de tous les jours, je peux me diriger facilement en lisant les panneaux ; je peux choisir d’acheter ou non un produit en lisant les étiquettes et les avis. Je peux me distraire, me renseigner sur les thèmes qui m’intéressent. Les exemples sont infinis. Je deviens autonome donc un peu plus libre.

         Au collège, je pense que nous apprenons davantage à faire des hypothèses, à raisonner, à trouver des conclusions. On nous enseigne, par exemple, la rédaction de raisonnements construits sur des événements de notre passé, sur notre monde en histoire-géographie ; en français, nous étudions diverses œuvres littéraires qui nous permettent de connaître d’autres points de vue, d’autres époques, d’autres styles. Nous apprenons à argumenter, expliquer, justifier. Mais, nous apprenons, également, à mieux maîtriser notre langue avec toutes ses subtilités, ses nuances. En sciences, la démarche est primordiale avec les hypothèses, démonstrations, conclusions. Ces démarches sont fondamentales car elles nous permettent d’avoir un esprit critique.

         Je pense, donc, que l’école m’éduque à la liberté et j’espère devenir une citoyenne responsable et, ainsi, pouvoir faire mes choix.

De ce point de vue, ici en France, l’école est donc un lieu d’éducation à la liberté. Mais cela peut être questionné selon les pays et les circonstances. Dans certains territoires, les enfants sont éduqués avec des enseignements religieux : certains nient la théorie de l’évolution, d’autres enseignent le fanatisme et radicalisent les enfants dès leur plus jeune âge. Ces derniers n’ont donc aucune liberté (liberté de penser, liberté de choisir) puisqu’ils doivent suivre une idéologie.

Je pense, donc, que l’école est un lieu d’éducation à la liberté du moment qu’elle est respectueuse de l’Autre, tolérante, ouverte.

Marie-Lou DELBRAY-RAINON

1er prix expression écrite, classe de 4e C

Collège Gaston Bachelard

2 rue du Tire-Pesseau

21000 Dijon

Professeure : Mme C. YÈME

2e prix, ex æquo, expression écrite, classe de 4e C

Quand on demande aux écoliers français s’ils aiment l’école, ils répondent, pour la plupart, qu’ils détestent ça et que, si leurs parents ne les forçaient pas, ils n’iraient pas travailler. Ont-ils raison ? Ne se rendent-ils pas compte de la chance qu’ils ont d’avoir accès à l’apprentissage scolaire ? L’école ne serait-elle pas, finalement, le chemin vers la liberté ?

         Durant sa scolarité, chaque enfant est, sans arrêt, amené à côtoyer les autres, aussi bien en classe que dans la cour de récréation. Même si certains enfants arrivent moins bien à s’adapter que d’autres, le fait de vivre en société développe beaucoup le respect d’autrui. Aller à l’école et fréquenter d’autres enfants, parler et donc grandir avec eux permet de mieux s’intégrer dans la société, une fois devenu adulte. Cela apprend aussi la politesse. Si chaque enfant grandissait séparément, sans aller à l ‘école, aucun d’eux ne saurait communiquer avec les autres et personne ne serait habitué à vivre en société, avec des citoyens tous différents. Les personnes qui seraient , alors, discriminées ne se sentiraient, sans doute, pas aussi libres qu’elles le devraient. Même si l’école ne stoppe pas les discriminations ni l’isolement volontaire de certaines personnes, elle enseigne la politesse et explique aux enfants que chacun est différent. Elle les habitue à vivre en société avec de nombreuses personnes différentes et, donc, facilite l’intégration de différents types de personnes. L’école permet donc à chacun de se sentir libre et à sa place dans la société.

         Chaque soir, quand un enfant rentre chez lui, après sa journée d’école, il a appris de nouvelles choses. Que ce soit en mathématiques, en français, en anglais ou dans n’importe quelle autre matière, ces connaissances serviront à cet enfant quand il sera adulte. Grâce à ses acquis, il pourra, alors, choisir le métier qu’il voudra exercer. Si un enfant souhaite devenir médecin mais qu’il n’est pas allé à l’école, qu’il ne sait ni lire ni écrire, il ne pourra pas travailler dans le domaine de la médecine. Il ne sera, donc, pas libre de son choix car il sera obligé de choisir un travail qui ne demande ni la lecture, ni l’écriture. Par contre, un enfant qui, lui, maîtrise parfaitement toutes les notions qu’il a apprises à l’école, pourra choisir un travail qui lui convient. De même, dans la vie de tous les jours, quand, par exemple, on se déplace en ville, le fait de savoir lire les panneaux ou les noms des rues, sans avoir besoin de demander de l’aide  à quelqu’un, est un signe de liberté. Savoir se débrouiller et se déplacer tout seul sans avoir besoin, en permanence, de l’aide des autres est un signe de liberté.

         Le fait d’acquérir des connaissances durant la scolarité permet aussi d’avoir son libre arbitre : par exemple, pouvoir voter en s’appuyant sur ce que l’on a appris à l’école sans subir l’influence de ses amis ou de sa famille. Pouvoir choisir pour qui on vote sans être influencé par les autres mais grâce à nos connaissances sur la politique est un signe de liberté. Dans les écoles, les signes religieux sont interdits. Cela permet qu’aucun enfant n’impose ses religions ou son athéisme aux autres. Chacun est, alors, libre d’avoir sa propre religion, ou bien de ne pas en avoir. Personne ne se sentira forcé d’être comme les autres. Chacun pourra se créer sa propre opinion. Savoir se créer ses propres opinions et pouvoir choisir sa religion librement sont deux actes qui mènent à la liberté.

         Je pense, donc, que les écoliers qui détestent l’école ne se rendent pas réellement compte de la chance qu’ils ont d’avoir accès à la scolarisation et aux connaissances ; car, pendant que ces enfants se plaignent de leur situation, d’autres enfants dans d’autres pays luttent pour l’apprentissage scolaire. Ils font, parfois, des dizaines de kilomètres à pied pour se rendre dans leurs établissements scolaires. Certains risquent, parfois, leur vie pour avoir accès à cette scolarité contre laquelle la plupart des écoliers français rechignent tant. Malala Yousafzai, une jeune pakistanaise, a failli être assassinée parce qu ‘elle revendiquait le droit d’aller à l’école. Et si l’on demandait à tous ces enfants qui luttent pour enrichir leurs connaissances s’ils aiment l’école ? ils répondraient, certainement, qu’ils adoreraient qu’elle soit obligatoire dans leur pays. Et ils auraient raison ; car l’école ne devrait pas être obligatoire seulement en France mais, également, dans tous les autres pays. Elle devrait être obligatoire partout afin que chaque enfant ait accès aux connaissances et à la culture.

Ce sont ces mêmes connaissances qui nous mèneront plus tard à la liberté :

         – Liberté de penser ce que l’on veut,

         – Liberté d’avoir sa propre opinion,

         – Liberté de pouvoir choisir ce que l’on souhaite faire de sa vie grâce à ce que l’on aura appris durant toute notre scolarité.

Célia  BUFFIERE

2e prix, ex æquo, expression écrite, classe de 4e C

Collège Gaston Bachelard

2  rue du Tire-Pesseau

21000 Dijon

Professeure : Mme C. YÈME

2e prix, ex æquo, expression écrite, classe de 4e C

Pour beaucoup d’élèves, comme nous qui vivons dans un pays où l’école est gratuite et obligatoire, se rendre à l’école, tous les jours, est une vraie contrainte. Chaque élève a déjà pensé à ne pas se rendre en cours comme son devoir le lui demande. Quand on évoque l’école avec un enfant, dans la majorité des cas, il y voit le négatif. Il pense à toutes sortes de choses liées à l’éducation ou à l’enseignement qui le privent de liberté, comme les règles multiples qui peuvent, parfois, le punir et l’empêcher de faire ce qu’il souhaite ou encore le travail imposé en classe ou à la maison qu’il redoute profondément. C’est alors que je me suis posé les questions suivantes : Pourquoi, si l’école est seulement un lieu de contrainte qui nous prive sans cesse de liberté, certains pays luttent-ils, depuis si longtemps, pour permettre à chaque enfant de s’y rendre ? Pourquoi ces enfants qui n’ont pas accès à l’école sont-ils malheureux ? Pourtant, on pourrait penser qu’ils vivent librement. A notre époque, dans les pays développés, toute personne sensée sait qu’un enfant n’est pas fait pour travailler comme les adultes à s’épuiser dès le plus jeune âge, mais qu’il a besoin de s’instruire, même si, malheureusement, cet idéal n’est pas toujours réalisable.

         Pour moi, l’école est un pont ou une passerelle qui nous permet d’atteindre la rive en face, en toute sécurité. Enfin, gare à ne pas tomber dans un trou sur le pont et  glisser dans la rivière!… La première rive est l’enfance : l’insouciance, le rêve, l’immaturité, la naïveté. L’objectif est de passer de la première berge à la deuxième, tout simplement : « la liberté ». Pour cela, on emprunte le pont de l’école. Ce pont nous est d’une grande aide car il nous permet d’avoir avec nous tous les bagages nécessaires à la liberté. C’est alors que rentrent en jeu le travail et les règles. Ces règles que l’on nous impose à l’école, depuis toujours, nous sont utiles pour ne pas être piégés une fois libres car elles nous apprennent à devenir de bons citoyens et à respecter les autres pour vivre en harmonie dans notre société. Même si, malencontreusement, certaines personnes qui ne les ont pas respectées, sont tombées dans la rivière et s’y sont noyées… Il est ainsi possible de rencontrer des personnes adultes impertinentes ou asociales qui resteront toujours dans le monde de l’enfance sans pouvoir atteindre l’autre rive… Pour moi, la liberté a un sens : c’est de pouvoir prendre les décisions que l’on veut, faire des choix et avoir des pensées personnelles non contrôlées par les autres. Mais pour cela, il faut être capable d’évoluer en toute indépendance ; c’est-à-dire avoir un métier pour pouvoir se nourrir et se loger convenablement. C’est donc grâce au travail que l’on réalise à l’école et plus tard que l’on arrive à nos fins. Sans ce travail, on ne peut donc pas atteindre nos désirs et nos objectifs.

         Pour moi, l’école est donc bien un lieu d’éducation à la liberté même si, en tant que jeune enfant, on ne peut pas forcément s’en rendre compte quand on vit pleinement dedans. Puisque, parfois, elle nous impose un certain mode de vie qui nous oblige à rentrer dans une routine fixe et forcée, c’est en prenant du recul que l’on comprend pourquoi il a fallu faire certains sacrifices qui nous ont, parfois, privés de liberté.

Même si quelques personnes diront que, sans aller à l’école, on peut être libre, je trouve que cette liberté est différente, qu’elle se trouve plus restreinte et qu’il est nécessaire de s’instruire et d’apprendre pour obtenir la vraie liberté :

         – la liberté d’avoir accompli son devoir, de pouvoir agir avec réflexion et connaissance sans mettre en péril sa vie ou celle des autres,

         – la liberté de penser intelligemment grâce aux connaissances engrangées pendant la scolarité.

A chaque moment de notre vie, on obtient des libertés de plus en plus importantes grâce à notre expérience personnelle et grâce à l’école.

Lucile  FAVIER

2e prix, ex æquo, expression écrite, classe de 4e C

Collège Gaston Bachelard

2  rue du Tire-Pesseau

21000 Dijon

Professeure : Mme C. YÈME

1er prix expression écrite , classe de 3e 3

L’école aujourd’hui

Actuellement, je suis en troisième au collège Le Chapitre de Chenôve et je participe à un projet nommé « Apprentis Reporters »qui nous permet de rédiger des articles avec un journaliste du « Bien Public ».

Je souhaitais attirer votre attention sur l’éducation. Peut-on réellement dire, aujourd’hui, que l’école est un lieu d’éducation à la liberté ?

Quand l’école est synonyme d’épanouissement, de bien-être et de liberté.

     Tout d’abord, oui, l’école est un lieu associé à la liberté. La liberté de choisir, tout d’abord. Par exemple, nous pouvons définir nos options, comme par exemple le latin ou encore les heures passées dans le dispositif « devoirs faits » pour l’accompagnement aux devoirs mais aussi et surtout nos projets. Nous pouvons, ainsi, nous inscrire dans les Parcours d’Excellence pour découvrir d’autres métiers et réaliser des sorties culturelles ou encore rentrer dans la classe Défense et Sécurité pour découvrir l’univers de l’armée et de la gendarmerie. Nous pouvons, également, adhérer à l’UNSS ou à la section sportive rugby. Surtout, nous sommes acteurs de notre orientation. Nous allons choisir notre lycée et nos options. Cela nous permet de grandir, de nous épanouir et d’être véritablement acteurs de notre scolarité. Dans notre établissement, nous pouvons,

aussi ,  nous  engager  dans  les   projets

avec quatre sujets :

– les nouvelles technologies sont-elles toujours un progrès ?

– les inégalités entre hommes et femmes sont-elles éradiquées ?

– pour ou contre la peine de mort ?

– pour ou contre les réseaux sociaux ?

Les professeurs qui nous accompagnent dans ce projet ne nous imposent pas un point de vue mais ils servent à nourrir le débat.

     Selon moi, l’école est un trésor car nous nous découvrons chaque jour davantage en même temps que nous apprenons à nouer de véritables échanges avec les autres. En effet, nous n’apprenons pas que des connaissances ; nous apprenons à respecter la liberté des autres. Nous sommes amenés à travailler en groupe et à accepter les points de vue des autres. Nous sommes contraints de respecter des règles afin que tout le monde puisse se sentir libre. Ainsi, nous devons chuchoter et accepter les décisions des professeurs mais cela ne m’apparaît pas comme une entrave à la liberté. C’est surtout la garantie que la liberté de tous soit respectée. Cela nous apprend à vivre en société.

     J’ai profité de cet article pour demander à mes camarades ce qu’ils en pensent. Beaucoup reconnaissent que l’école est importante sur le chemin de la liberté. Par exemple, un ami m’a expliqué qu’il ne parlait pas français, à la maison. C’est grâce à nos cours qu’il a pu apprendre à parler français, à lire et à écrire. Maintenant, c’est lui qui s’occupe des documents administratifs de sa famille. C’est une réelle fierté pour lui et ses parents. Ainsi, l’école est une marche vers l’accomplissement de soi.

 pays du Nord, des écoles se  développent au[i] cœur de la nature. Cela me fait rêver car, même en étant une bonne élève, c’est difficile de suivre les règles de la classe.

     Ainsi, plusieurs de mes camarades déplorent les règles difficiles à suivre. Au fur et à mesure de la journée, ils ont de plus en plus de mal à tenir en place. L’un d’eux m’a raconté qu’il existait des collèges où des vélos d’appartement étaient associés aux tables, ce qui permettait aux élèves de faire du sport en écoutant le cours. Pour Amir, passionné de football, c’est une bonne stratégie pour mieux écouter en classe.

     Par ailleurs, nous prétendons que l’école est un lieu public, laïc mais comment tolérer qu’une maman puisse être critiquée sous prétexte qu’elle accompagne ses enfants avec un voile ? Cela a fait une telle polémique … Cela me choque. Nous sommes à l’école pour apprendre et pour nous montrer tolérants, alors, pourquoi refuser le voile ? Après tout, aucune personne n’est exclue parce qu’elle porte une croix autour du cou. Certes, le collège est un lieu d’éducation à la liberté mais nous avons encore bien du  chemin à parcourir. Je pense au personnage de Mr Ibrahim et les fleurs du Coran d’Eric Emmanuel Schmitt, le petit Momo qui déteste l’école et qui n’arrive pas à apprendre quoi que ce soit.  Pour lui, l’école est bien une prison. Il va apprendre, aux côtés de Mr Ibrahim, dans son épicerie, et au cours de leurs voyages. Cela m’a fait beaucoup réfléchir : est-ce qu’il ne faudrait pas imaginer une école fondée sur des voyages, des expériences, des découvertes  réelles ?                              

apporter des idées intéressantes  sur les horaires, les emplois du temps ou encore le déroulement des cours. Nous nous sentons réellement valorisés quand on nous demande notre avis. Par exemple, dans notre salle de français, nous avons demandé des fauteuils ainsi qu’une bibliothèque. La professeure a accepté notre requête mais nous sommes responsables de « notre coin lecture ». S’il manque des livres ou si des objets sont abîmés, nous ne pouvons plus les utiliser.

     Ensuite, pour nous sentir libres, nous devons nous sentir bien. Dans une salle de cours où nous sommes effrayés et contractés, nous ne pouvons pas travailler dans de bonnes conditions. Dans certains cours, nous faisons de la relaxation ; dans d’autres, nous travaillons par groupes. Ce sont autant de pistes à exploiter pour nous donner davantage de libertés. Plus nous nous sentons libres, plus nous sommes réellement acteurs de notre réussite.     Enfin, les projets de sorties ou autres, construits avec les élèves et les professeurs, m’aident beaucoup à m’investir et à me sentir libre. Au collège, dans le cadre de l’école ouverte, nous pouvons choisir de participer à des journées au ski.

citoyens, en devenant, par  exemple, médiateurs afin d’aider notre CPE à résoudre des conflits. Ainsi, l’école m’accompagne réellement sur le chemin de la liberté.

     De plus, j’ai la chance d’être dans un établissement laïque. Ainsi, nous côtoyons des personnes très différentes de par leurs origines ou leurs religions, mais nous pouvons échanger sans que cela pose de problème. En français, nous pouvons aborder aussi bien la mythologie grecque, romaine ou égyptienne que la problématique de la radicalisation avec les romans comme Lettres à Nour de Rachid Benzine qui raconte comment Nour a tout quitté pour épouser un militant adepte des idées de Daesh. Le collège nous ouvre les yeux sur le monde sans nous contraindre. Pour moi, c’est le plus beau vecteur de liberté.

     L’école nous permet de construire notre esprit critique. Nous recueillons de nombreuses expériences et nous apprenons des connaissances mais aussi et surtout des relations humaines que l’école à la maison ne pourra jamais apporter. En effet, les enfants éduqués à la maison sont conditionnés à penser comme leurs parents tandis que l’école est un lieu d’échange. Nous pouvons nous disputer, parfois, mais nous apprenons à accepter les points de vue des autres. Par exemple, nous travaillons cette année sur l’éloquence

  Vous l’aurez compris, j’aime apprendre et je m’épanouis dans mon collège mais il m’arrive, également, de me sentir asphyxiée, privée d’air comme une fleur privée d’eau.

Le collège, « d’une vaste prison, imite les barreaux »

     Non, le collège ne signifie pas toujours « Liberté » dans l’esprit des collégiens c’est pourquoi j’ai choisi de citer Charles Baudelaire dans Spleen. En effet, comment pouvons-nous nous sentir libres quand nous sommes prisonniers d’horaires inflexibles ? Les neurosciences commencent à expliquer aux parents que les enfants ont besoin de sommeil, alors, inévitablement, lors de séances de huit à neuf heures, nous sommes tentés de dormir. Le rythme scolaire n’est pas toujours adapté aux besoins des enfants. Dans d’autres pays, les enfants ont cours le matin mais ils peuvent choisir des activités l’après-midi. En France, nous avons beaucoup de chemin à parcourir dans ce domaine.

     De même, comment peut-on parler de liberté quand nous sommes contraints à rester assis huit heures de suite sans même avoir l’opportunité de choisir notre voisin ? Nous sommes à un âge où nous avons un besoin intense de nous déplacer, de bouger, de sauter. L’obligation de rester immobile est contraire avec le principe même de l’adolescence. Pourquoi ne pas autoriser, davantage, les enfants à se déplacer dans leur classe, à construire eux–mêmes  leurs  supports. Dans les                                      Enfin, l’école nous impose, dès notre plus jeune âge, à être « un bon citoyen », apprendre à respecter Autrui et la liberté d’expression mais derrière ces belles paroles, nous devons accepter toutes les règles imposées qui sont autant de privations de libertés. Ensuite, nous travaillerons toute notre vie pour gagner une bien maigre retraite. Est-ce réellement une liberté ? L’école nous demande de nous conduire comme des adultes mais nous ne sommes encore que des enfants ; comment trouver notre chemin d’accès à la liberté dans un monde de contraintes ?

     Certes, l’ école nous ouvre une route sur la voie de la liberté mais c’est une route semée d’embûches et notre système scolaire est loin d’être parfait. Quelle solution envisager pour ménager la liberté individuelle sans nuire à l’ensemble du groupe ? Nous retrouvons les mêmes questionnements aussi bien à l’échelle d’un collège qu’à l’échelle de notre société : pouvons-nous respecter les lois et nous sentir libres ? Ces deux idées ne sont-elles pas contradictoires ?

Des alternatives, vers une école du bien-être ? Le développement des libertés individuelles.

     Tout d ‘abord, j’adore mon établissement mais peut-être que, dans l’idéal, il faudrait que les élèves participent  à l’élaboration des règles de leur collège afin de se sentir plus libres. Bien sûr, c’est loin d’être facile mais  peut-être  que  nous  pourrions

Cela nous permet de tisser de vraies relations avec nos professeurs et de concevoir l’école comme un lien où l’on apprend en s’amusant. C’est très important pour moi de pouvoir jouer pour découvrir de nouvelles choses.Plus nous nous sentons libres et autonomes, plus nous apprenons. Ainsi, lorsque je prépare entièrement un exposé, je maîtrise beaucoup mieux mon sujet que lorsque je réponds à quelques questions imposées par le professeur. Les spectacles et les sorties nous aident beaucoup à nous approprier les nouvelles notions. Cette année, nous avons vu la pièce « il suffit de tendre la main pour toucher la peau du ciel » qui nous a présenté deux personnages militants pour leurs droits : Angela Davis et Léonard Pelletier. Tous les deux se battent pour leurs idées. Dans ce cadre-là, l’école est vraiment une voie d’accès à la liberté car le spectacle nous a appris qu’il ne faut jamais renoncer et qu’il faut lutter pour défendre ses valeurs.

     Ainsi, je veux vous prouver que l’école nous apporte beaucoup, chaque jour, et, je suis très reconnaissante mais je suis certaine qu’avec votre aide, nous pourrions, encore, améliorer notre système scolaire.

Delphine  SOK – TAT

1er prix expression écrite , classe de 3e 3

Collège  Le Chapitre

1 bd Maréchal de Lattre de Tassigny

21300 Chenôve

Professeure : Mme POVÉDA

2e prix, expression écrite, classe de 3e C

L’école est un lieu d’instruction et d’éducation. Les règles imposées y sont strictes. L’emploi du temps n’y est pas libre et les cours sont suivis de contraintes à la maison : les devoirs.

L’école n’est-elle pas, pour les enfants, un endroit de privation de leurs libertés ou au contraire un facteur d’accroissement de ces dernières, grâce aux enseignements ?

         Par ailleurs, l’école est un lieu d’éducation où des règles strictes limitent les libertés des élèves.

Tout d’abord, imposer des règles de vie peut être vécu comme une contrainte, une brimade. Par exemple, pour les plus jeunes enfants, rester assis et se taire en classe est contraire à leurs besoins vitaux de mouvement. Ceci apparaît dès l’école maternelle ; un jour, mon petit frère a déclaré :

– « Quand je serai grand, je voudrais être un instituteur qui ne fait pas souffrir les enfants ! »

Ceci montre qu’il vit comme une souffrance le fait qu’on lui impose des contraintes.

Ces contraintes sont encore plus difficiles à accepter lorsque l’école est en décalage avec la famille. Par exemple, lorsqu’une famille n’impose pas de règles de vie à son enfant ou prononce des gros mots, l’élève sera déconcerté par le cadre de vie scolaire.

Dans certains pays, l’uniforme est imposé. En effet, lorsque je suis partie en Irlande, j’ai pu observer que les écoliers devaient porter une tenue réglementaire. Porter un uniforme peut être perçu par certains élèves comme une atteinte à la liberté vestimentaire.

D’autres élèves voient comme une brimade l’interdiction de porter des signes religieux. En effet, les établissements scolaires sont laïques : les élèves ne peuvent pas porter de signes religieux dans l’enceinte de leur établissement. En France, les élèves de confession musulmane dénoncent l’interdiction de porter le foulard islamique, alors que certains symboles chrétiens sont souvent tolérés lorsqu’ils sont discrets. Ceci peut être vu comme contraire aux principes de « liberté, égalité, fraternité » énoncés dans la devise de la France.

De plus, les sanctions imposées par l’école pour assurer la vie collective peuvent, parfois, entraver la liberté. Si ces sanctions sont exercées dans un but éducatif pour faire prendre conscience à l’élève de ses méfaits, elles s’avèrent, alors, justifiées ; mais, des punitions collectives peuvent être infligées lorsque les coupables ne se dénoncent pas, dans ce cas, elles deviennent injustes. Par exemple, lorsqu’elle était en classe de CE2, ma petite sœur a dû copier cent fois : « je dois me taire en classe » alors qu’elle avait été victime des bavardages de ses camarades. Cette punition l’a contrainte à travailler plutôt qu’à profiter de ses loisirs.

Enfin, l’école occupe une bonne partie du temps « libre » de l’enfant. L’emploi du temps est imposé et l’élève doit apprendre à s’organiser selon ce dernier. Par exemple,  les élèves qui pratiquent des activités extra-scolaires, ne peuvent pas en profiter autant qu’ils le désirent.

         Mais, la liberté des uns commence lorsque celle des autres s’arrête et vice-versa. Le fait d’imposer des règles de vie est, cependant, essentiel dans une vie en collectivité et à la diffusion de l’instruction.

         Dans cette seconde partie, nous allons voir en quoi l’instruction accroît nos libertés.

Tout d’abord, notre système éducatif contribue à préserve les notions de liberté, égalité, fraternité ainsi que notre système démocratique. En effet, les jeunes d’aujourd’hui seront, demain, les garants de notre démocratie. Le Premier ministre anglais, Benjamin Disraeli l’a très bien illustré en déclarant :

« De l’éducation de son peuple, dépend le destin d’un pays ! »

C’est pourquoi l’EHC a été intégrée aux programmes : les élèves y apprennent les droits et les devoirs du citoyen, ce qui les incite, plus tard, à voter. Les cours d’histoire enseignent les dangers de l’intolérance et des régimes totalitaires qui ont conduit à des génocides comme le génocide des juifs par l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale. A travers cet enseignement, les jeunes reçoivent un message : « Plus jamais ça ».

De plus, l’EHC donne conscience aux élèves des libertés fondamentales comme la liberté de religion, de conscience, d’opinion, de la presse et les incite à respecter les libertés des autres. Ainsi, l’année dernière, j’ai mené un travail sur les images falsifiées. Cela m’a fait découvrir le travail des journalistes et m’ a appris à forger mon regard critique sur les informations (liberté d’analyser).

Enfin, il apparaît que les méthodes d’enseignement tendent à réduire les contraintes pour mieux diffuser les messages éducatifs. Autrefois, les professeurs appliquaient des règles plus strictes basées sur des châtiments corporels. Aujourd’hui, d’autres types d’école se développent comme les écoles Montessori qui prônent l’apprentissage par le jeu et l’autonomie. Même dans le système d’éducation publique, de plus en plus de libertés sont introduites dans les travaux (travaux de recherches, créatifs, tâches finales, exposés…)

         Pour conclure, je pense que l’école est un endroit d’éducation à la liberté. En effet, l’éducation vise à faire des élèves des citoyens responsables, capables de réfléchir sur leur encadrement, leur gouvernement, leur société et les médias.

Il est normal d’imposer des règles strictes à l’école pour favoriser un meilleur climat éducatif et permettre, ainsi, un passage optimal des messages.

Louise  TOUVREY

2e prix, expression écrite, classe de 3e C

Collège Champ Lumière

23 rue de Villey

21260 Selongey

Professeure : Mme FORQUET

Accessit en catégorie Jeune Nouvelle, classe de 6e B

         Sujet :Écrire, en quatre pages maximum, une nouvelle de votre choix. Le texte sera dactylographié. Sont acceptés tous les registres (fantastique, réaliste, historique, épistolaire …)

         Vous ne connaissez pas ces gens et pourtant ils habitent, peut-être, dans votre village, M et Mme Mitidja. Vous ne les connaissez pas ? Normal, peu de gens savent qu’il y a une maison au milieu des champs, bien isolée du reste du monde, et encore bien  moins de gens savent que cette maison est habitée. Il faut dire que M. et Mme Mitidja ne font rien pour se faire connaître : ils ne vont ni aux fêtes de leur village, ni aux événements spéciaux ; ils ne fréquentent aucune personne à part leur famille et ils ne sortent de chez eux que pour des événements obligatoires ou pour aller faire leurs courses. Les seuls qui peuvent les faire connaître, ce sont leurs enfants : Jean, l’aîné de 15 ans, Tommy qui a 10 ans et Cléa, la cadette qui a 8 ans ; mais, ils n’ont qu’un ami chacun et encore, j’exagère ! Ils ne sont pas très connus de leurs école ou collège car ils sont, tous les trois, TRÈS, TRÈS, TRÈS discrets et ils ne disent quasiment jamais un mot. Ils sont simples comme leurs parents. Jean ressemble à son père avec sa grande taille, ses cheveux bruns, ses yeux verts et ses grosses lunettes vertes. Tommy ressemble aussi à son père à un détail près : il a les cheveux blond très clair comme sa mère. Quant à Cléa, elle est le portrait craché de sa mère avec sa petite taille, ses longs cheveux blond très clair et ses yeux d’un bleu profond qui font tomber tous les garçons.

Un jour de printemps, très ensoleillé, Tommy et Cléa décidèrent de faire une partie de cache-cache (Jean préférait jouer à ses jeux vidéo). Comme à leur habitude, ils parièrent : le premier à ne pas avoir été trouvé 3 fois, gagnerait une console offerte par le perdant. Il y avait, bien sûr, un chrono de 10 minutes pour trouver son frère ou sa sœur.

Après avoir joué durant un certain temps, ils se retrouvèrent à deux points contre deux points. C’était à Cléa de compter. Tommy avait 5 minutes pour se cacher. Il alla dans la salle de bain, dans la baignoire ; mais comme il était grand, il se trouvait dans une position inconfortable. Il sortit alors de la baignoire. Vite ! Il fallait qu’il trouve une idée. Il tourna, en vain, dans la pièce pour trouver une cachette. Il sortit donc de la pièce pour aller dans la chambre de ses parents et il entendait sa sœur : 3minutes, 2minutes 59… Arrivé dans la chambre, il se retrouva face à la véranda qui menait au jardin. A travers la vitre, il vit, alors, une super cachette… Au fond de leur jardin se trouvait une cabane ancienne, très ancienne. Lui, son frère et sa sœur avaient toujours eu l’interdiction d’y aller sous peine d’une grosse punition ; mais Tommy était curieux et il voulait vraiment avoir la console de jeu dont il rêvait tant. Il sortit donc, il s’approcha de la cabane. Elle était petite et, de plus près, il la voyait encore plus vieille ; elle avait la poignée de porte qui ne tenait presque plus, une fenêtre cassée et des trous dans les murs. Tommy hésita quelques instants avant de pousser, enfin, la porte qui grinça, grinça tellement fort que Tommy eut peur que sa sœur ne l’entende. Il entra, et arriva dans une pièce très sombre dans laquelle il y avait un tableau avec un homme qui montrait du doigt un long couloir qui, curieusement, était très long par rapport à la taille de la cabane. Tommy chercha un interrupteur, en vain. Il entendit sa sœur derrière la porte de la cabane qu’il avait pris soin de refermer mais il se souvint qu’il avait oublié de fermer la véranda de la chambre. Sa sœur l’avait sûrement vu et s’était doutée  qu’il était caché dehors. Il avait très envie de la consoler et, comme il était très courageux et qu’il n’avait peur de presque rien et j’insiste sur le presque, il avança dans le long couloir qui était VRAIMENT bizarre par apport à la taille de la cabane. Quand il fut arrivé au bout, il vit un escalier. Il avait soif d’aventures et, comme il était très curieux, il le monta. Sur les côtés de l’escalier, il y avait un mur sur lequel il y avait le tableau d’une vieille femme souriante à pleines dents. Il la regarda longuement et se rendit compte qu’elle ressemblait beaucoup à sa mamie. Il continua à monter l’escalier tout en regardant le tableau et il vit, à sa grande stupeur, le tableau lui faire un clin d’œil. Quand il fut à l’étage, il examina la pièce qui ressemblait à celle d’avant avec son manque de lumière. Un seul détail, il y avait, dans cette pièce, un miroir ; un grand miroir collé contre le mur au-dessus duquel était écrit : « Lecteur, si tu lis cela, c’est que tu es sûrement un descendant de la famille Mitidja ; dis cette formule et pars, voici la formule : Moi Ô moi ǃ Long et beau descendant, varie-moi et partons ǃ ». Intrigué, il répéta la formule en s’interrogeant mais, à peine avait-il fini sa phrase, qu’il fut aspiré contre sa volonté,  dans le miroir. Ce fut, alors, un trou noir pour lui.

Quand il se réveilla, il fut tout surpris de voir des arbres ; mais pas n’importe quels arbres : des arbres roses. Il se leva et il tomba nez à nez avec deux personnages assez bizarres. Ils se ressemblaient de visage mais au niveau corpulence, l’un avait plus une corpulence très fine, contrairement à l’autre qui avait une corpulence plutôt grosse.

– « Bonjour, je m’appelle Pafin Lanvagog et voilà mon jumeau, Pagros Lanvagog.

– Qui es- tu ? Demanda le plus gros des deux hommes.

– Je … Je m’appelle Tommy Mitidja, mais où suis-je ?

– Tu es un Mitidja !!!! s’écrièrent les deux hommes ensemble. Il faut vite prévenir la reine ; voyons, debout ! cria le plus fin.

– Mais, qui est cette reine ? Et pourquoi vous êtes si étonnés de mon nom, et puis…

– Stop, trop de questions ! dit, alors Pafin. Suis-nous ! Nous t’expliquerons en chemin, allez ! » dit Pagros.

Tommy ne pensait plus à la console ni à la sanction de ses parents pour être entré dans cette merveilleuse cabane. Il ne pensait plus à rien. Il admirait ce magnifique monde tout en écoutant les jumeaux parler :

– « Mais, pourquoi cela fait-il si longtemps que nous n’avons plus vu ta famille ? » demanda Pagros.

– « Je ne sais pas. J’ignorais que vous existiez … » répondit Tommy.

– « Quoi ! Jennifer ne t’a pas parlé de nous !? » coupa Pafin.

– « Jennifer ! Mais, c’est le nom de ma mère ! Non, elle ne m’a jamais parlé de vous !» lui répondit à nouveau Tommy.

– « Curieux … Bon, puisque tu as l’air de tout ignorer, nous allons tout te raconter, » lui dit, alors, Pafin.

Pagros commença : « Je vais faire court ; bon, tu es, ici, chez les Morniaille. Avant, ta mère régnait sur notre monde mais un jour, on ne sait pas pourquoi, elle n’est pas revenue. On l’a attendue un an avant de renommer une autre reine. Ta mère nous manque, tu sais …

– Ouah, je ne savais rien de tout ça et, vous pourriez me parler des personnes habitant ici ? »

Pafin lui dit, alors : « il y a plusieurs personnages, les jumeaux Lavagog, donc nous, notre particularité c’est, à mon grand malheur, c’est que … eh, bien … que Pagros mange tout le temps car il a toujours faim et c’est moi qui prends les kilos. Moi, je ne mange presque jamais donc Pagros ne grossit pas et puis, comme Pagros déteste le sport, eh bien, je prends tous ses kilos sans les perdre …Ensuite, il y a les jumeaux Jaboni. Ils…Ah, bah, tiens, les voilà ! » dit-il en pointant du doigt deux  hommes.

Complètement différents. L’un était blond, l’autre roux. L’un était grand, l’autre petit. L’un avait les yeux verts, l’autre les yeux marron. Ils se rapprochèrent de Tommy , de Pagros et son jumeau.

– « Bonjour, qui es-tu, étranger ? Quel est ton nom ? » demanda le plus grand ;

– « Je m’appelle Tommy … Tommy Mitidja

– Mitidja ! Mais, il faut aller voir la reine ! » dirent, alors, les deux hommes.

– « Bah, c’est justement là où on allait avant que vous veniez dans nos pattes », dit Pagros.

– « ah bon ! On peut venir avec vous ? » demanda le plus grand qui n’attendit même pas la réponse et dit : « merci ! Au fait, je m’appelle Caroufan avec « a n » et mon frère, c’est Caroufen avec « e n ».

Ils partirent, donc, tous les cinq pour aller au château de la reine…

… Ils marchaient depuis une heure quand ils virent, enfin, le château. Il était blanc, avec des tours rose pastel, des fenêtres d’un bleu étincelant et des grandes portes marron. Il y avait, également, un portail qu’il fallait traverser pour arriver dans la cour du château et, ainsi, rentrer dans ce château. Devant ce portail, il y avait deux jeunes femmes ou plutôt deux vieilles filles. Elles étaient en amazone sur des … des animaux très spéciaux. La première jeune femme était blonde, elle avait des cheveux courts et une grosse paire de lunettes qui cachait tout son visage. Elle était habillée d’un tee-shirt rose avec un emblème dessus et elle avait, également, une jupe noire qui se mariait très bien avec son tee-shirt. Elle était donc en amazone sur un cheval, mais, pas n’importe quel cheval : il avait la queue, les oreilles, le museau et les dents d’un lapin. L’autre vieille fille ressemblait beaucoup de visage à l’autre mis à part sa longueur et sa couleur de cheveux d’un brun noisette. Elle, en revanche, montait un cheval avec des plumes et de grandes pattes d’oiseau.

Tommy et ses nouveaux amis s’approchèrent d’elles.

– «Salut Fany et Many, il faut absolument qu’on voit la reine !» dit Caroufan avec a n.

– «Salut Caroufan avec a n. Qui est cet étranger et pourquoi veux-tu, absolument voir Marguerite, enfin, je veux dire la reine ? » demanda la blonde.

– « Eh, bien, figure-toi, Fany, que cet étranger est le fils de Jennifer, » dit, alors, Pagros.

– « Quoi !!!!!!! C’est le fils de Jennifer ! LA Jennifer ! » s’écria la blonde qui devait s’appeler Fany.

– « Eh, oui, c’est un descendant des Mitidja.

– Ouah ! Entre vite, je t’en prie ! » dit, alors, la brune qui devait s’appeler Many.

Le grand portail s’ouvrit et les sept amis entrèrent. Tommy, encore sous le choc, ne put s’empêcher de lâcher un : « ouah ! ». Car, même s’il n’aimait pas le rose pastel, il trouvait le château magnifique. Il suivit ses nouveaux amis jusqu’à la grande porte qui s’ouvrit à l’ordre de Fany : « Grenouille poilue et chaton vert, ouvre-toi !»

La porte s’ouvrit au grand émerveillement de Tommy. Ils marchèrent dans un long couloir qui ressemblait à celui que Tommy avait pris dans la cabane ; sauf que celui-là avait de la lumière, un tapis rouge et de magnifiques tableaux d’anciens rois et reines. Tommy reconnut sa mère sur l’un d’entre eux. Après avoir traversé le couloir, ils arrivèrent devant une grande porte noire. Many frappa sèchement dessus. Ils entendirent, alors, une voix très aiguë leur dire :

– « Qu’est-ce qu’il y a Many ? Pourquoi me déranges-tu en cette fin de journée printanière ?

– Nous avons un Mitidja ! Madame, il faudrait lui parler ! » dit Fany

– « Un Mitidja ! Faites-le donc entrer ! »

Tommy entra dans la pièce où une femme, très coquette, était assise sur un fauteuil :

– « Bonjour … Madame… » dit, timidement Tommy. Tous ses amis étaient restés à l’extérieur.

– « Bonjour. Tu es un Mitidja. Tu ressembles un peu à ta mère.

– Oui …  je sais.

– Il faut que je parle à ta mère. Quelle est ton adresse ?

– Euh …. 1 rue des Mouettes à Champliton… »

A peine avait-il fini sa phrase qu’il vit la reine claquer ses doigts, puis ce fut le trou noir.

Quand il se réveilla, il était dans sa cuisine avec, à côté de lui, la reine et, en face de lui, sa mère.

– « Bonjour Jennifer. Comme tu as grandi depuis la dernière fois ! » dit la reine en s’adressant à la mère de Tommy

– « Marguerite…mais … mais que fais-tu là ? Comment as-tu pu venir ? » Elle vit, alors, son fils à côté de la reine et elle fronça les sourcils : « va dans ta chambre, dépêche-toi ! »

Tommy monta dans sa chambre et croisa sa sœur qui lui dit, alors : « je t’ai trouvé ! Ninninnin ! » Tommy n’avait pas la tête à ça, il essayait d’écouter la conversation qui ressemblait à ça :

– « Pourquoi es-tu partie ?

– Je n’avais pas le choix, mais j’avais prévu de revenir…

– Oui, c’est ça ! Et moi, je suis la poule aux œufs d’or … »

Au bout d’une demi-heure de discussion, elles parvinrent à un accord. Comme Marguerite en avait marre d’être reine, ce serait Jennifer qui prendrait la relève et, en ce qui concerne les enfants … ils iraient à l’école des magiciens pour découvrir leurs talents cachés.

Des mois et des mois plus tard, Tommy avait trouvé son pouvoir : il était capable de voir, dans le futur, l’avenir de chacun.

Sa sœur, elle, n’avait toujours pas trouvé son pouvoir mais elle avait adopté un cheval à crinière et à queue de lion qu’elle avait appelé Liony et elle l’adorait.

Son frère avait, lui aussi, trouvé son pouvoir : c’était de pouvoir changer de voix  comme il le voulait.

Quant à ses parents, sa mère et son père régnaient sur le monde sans aucun souci et personne n’avait remarqué leur disparition dans leur village. La famille avait été mise au courant et venait souvent les voir dans leur nouvelle maison qui était faite entièrement de bonbons. Ils allaient revivre une vie beaucoup mieux.

Quant à la console… Tommy ne l’eut jamais.

Lynna  QUAIN

Accessit en catégorie Jeune Nouvelle, classe de 6e B

Collège Henry Berger

5 rue des Murots

21610 Fontaine – Française

Professeure : Mme IVRY

1er prix Jeune Nouvelle, classe de 5e 5

La guerre de Paul

20 juin 1916

Je m’appelle Paul, j’ai 18 ans et me voilà sur le front. Mes camarades connaissent déjà l’enfer de la guerre depuis 1914. Nous sommes en 1916, ça fait une semaine que je suis ici. Je suis fier de me battre pour mon pays. Je suis heureux de t’avoir, mon petit carnet ; j’ai écrit une lettre à ma famille leur disant que tout allait bien et, eux m’ont envoyé de la nourriture. Eux aussi vont bien.

1er décembre 1916

J’ai peur ; ils nous ont donné de l’alcool ; ce qui veut dire qu’on va partir à l’assaut d’une tranchée adverse. Mon petit carnet, si je meurs, j’aimerais que ma famille te retrouve pour se souvenir de moi. Je suis angoissé à l’idée d’entendre le coup de sifflet qui nous annoncera le début de l’attaque.

2 décembre 1916

J’avais raison, mon cœur  bat à 100 à l’heure ; je vais m’évanouir.

1er janvier 1917

Je me suis bel et bien évanoui, mais dans le « no man’s land ». J’ai deux questions : Comment va mon régiment ? Et, depuis combien de temps, je suis ici ? Je suis bouleversé. Un de mes compagnons a pris un risque énorme pour me ramener en lieu sûr. J’ai de la gratitude envers lui.

10 janvier 1917

Je retourne dans ma tranchée (il y a eu 5 morts !). J’ai une permission pour voir ma famille, demain ! Je suis excité depuis cette annonce, et tellement impatient de les rejoindre.

15 février 1917

J’ai vu ma famille, tout le monde va bien. Ma sœur s’occupe des vaches mais elle ne pourra bientôt plus s’en occuper : je vais devenir tonton ! Mon père est à la guerre et ma mère fabrique des munitions, en ville.

Quand je suis rentré, il pleuvait dans les tranchées, c’était horrible ! Elles étaient remplies de boue !

25 février 1917

On s’est fait gazer ; heureusement on avait des masques. On nous a transférés à l’arrière du front pour vérifier que notre état de santé ne s’était pas dégradé. Là-bas, j’ai vu une petite Curie. C’est un véhicule dans lequel se trouve une machine, mise au point par Marie Curie, qui permet de voir à l’intérieur du corps, grâce aux rayons X.  Avec sa fille, toute deux, elles aident les soldats blessés.

8 mars 1917

Aujourd’hui, je suis allé au fort de Douaumont, en repos pendant trois jours, avant de retourner en première ligne. Cet endroit est sombre et étroit. C’est difficile de dormir :  on est à quatre par lit, couchés en sens opposé les uns des autres. Il n’y a aucun confort.

2 juin 1917

Ma sœur a accouché, je suis tonton ! Il s’appelle Raymond, il est né le 29 mars. J’ai hâte de rentrer à la maison pour le voir. J’ai fabriqué un petit coquetier avec une douille d’obus. Je lui offrirai.

22 août 1917

Je me suis pris une balle au mollet pendant qu’on attaquait la tranchée adverse, on m’a fait une radio, dans un hôpital de campagne. J’aurais tellement aimé remercier mon sauveur qui a risqué sa vie pour venir me chercher … mais aujourd’hui, je commence un autre combat : réapprendre à marcher.

25 août 1917

La plaie s’est infectée. Les médecins n’ont pas pu sauver ma jambe et ont dû m’amputer au niveau du genou. Je ne sais pas ce qui me fait le plus souffrir : la perte d’un membre ou la douleur qui ne me quitte plus.

4 octobre 1917

Ce matin, ils m’ont posé une prothèse que je peux enlever et remettre à ma guise. Je marche quand même avec des cannes, c’est moins difficile.

23 décembre 1917

Je viens de recevoir mon ordre de démobilisation. Je sors de l’hôpital demain. Je vais passer Noël avec toute ma famille et je vais pouvoir serrer dans mes bras pour la première fois mon neveu, Raymond.

11 novembre 1918

Les cloches ont sonné, ce matin, nous annonçant l’arrêt de la guerre. Quand je pense à tous ces millions de morts, et à tous ces orphelins… Ma famille va bien, même si mon père a été profondément choqué par toute cette violence et par la mort de tous ses amis disparus à jamais.

J’espère qu’il n’y aura plus jamais de guerre car c’était un cauchemar horrible. Je ne souhaite à personne de vivre ça et j’espère que Raymond vivra dans un monde de paix.

Satine  POURNIN

1er prix Jeune Nouvelle, classe de 5e 5

Collège Paul Fort – Rue Jean Zay

21120 Is sur Tille

Professeure : Mme C. D’ALOISIO

2e prix, Jeune Nouvelle, classe de 5e 2

La terrible aventure

20 juillet 2150

Cher journal, depuis plusieurs jours, nous vivons sous une chaleur écrasante. Ce matin, ma mère et moi sommes allées acheter plusieurs ventilateurs car certains sont tombés en panne.

Sur Belle-île où nous vivons, la mer monte de plus en plus. Les villageois tentent, désespérément, de fortifier les digues sur la côte. Malheureusement, la mer est la plus forte. Depuis plusieurs années, notre île rétrécit. Les habitants sont partis, un à un, sur le continent.

Un soir, j’ai surpris une discussion entre mes parents. Mon père envisageait de déménager sur le continent breton où nous serions en sécurité. Ma mère était sceptique à l’idée de tout laisser derrière nous – il faut dire que c’est sur cette île que Lilou, ma sœur, et moi sommes nées. Ma famille y habite depuis 2110 – elle jugeait trop compliqué de faire tout le voyage. De plus, notre grand-mère était très vieille et nous n’avions pas les moyens.

Le lendemain, mes parents nous ont réunis dans le salon. Ils nous ont annoncé qu’il fallait que l’on se prépare à déménager. Nous irions chez notre tante qui loge à Lorient. Lilou a éclaté en sanglots. Elle s’était attachée à notre île. Elle s’est levée et elle est partie en courant. Je savais où elle se trouvait et je suis allée la rejoindre. Comme je l’avais prédit, elle était assise au bord de sa cabane, perchée sur un rocher, face à la mer. Elle avait les yeux rouges et bombés, et des larmes coulaient encore sur ses joues roses. Je me suis blottie contre elle et j’ai tenté de la consoler : « ne t’inquiète pas, je suis sûre que tout va s’arranger »

– « Non, tu ne comprends pas ! Je savais qu’un jour ou l’autre, il faudrait quitter l’île. Les gens du village m’ont dit qu’il faudrait partir dans les mois prochains. Alors, je suis allée voir Grand-père et je lui ai demandé si nous allions devoir quitter le village. Il ne m’a pas répondu et m’a donné des chocolats. J’ai bien vu, dans son regard, que notre situation était grave. Il était inquiet.

Manon, je ne veux pas partir !… Je veux rester sur l’île pour écouter le chant des mouettes, pour pouvoir aller observer les bébés phoques sans avoir de problèmes ! »

Elle m’a dit cette phrase si subitement que j’en fus sonnée.

Nous sommes restées assises, longtemps, à contempler le coucher de soleil…

22 juillet 2150

Cette nuit, il y a eu une tempête. Papa nous a réveillées car l’eau était montée jusqu’à notre porte. Nous sommes partis précipitamment en emportant tout ce que nous pouvions.

Lorsque nous sommes passés sur le pont qui relie l’île au continent, nous avons été aspergés d’eau. Ma sœur s’est blottie contre moi. Tous ceux qui étaient restés sur l’île, rejoignaient le continent. Soudain, une grosse vague nous a fait basculer. Puis, le pont s’est brisé et nous avons été emportés par le courant. Nous étions secoués et nous avons vite perdu connaissance dans la voiture.

23 juillet 2150

Je me suis réveillée, étendue sur du sable. Le ciel était bleu et des mouettes volaient dans le ciel. Je me suis levée et me suis rendu compte que nous avions échoué sur une plage.

Des voitures renversées, cassées et parfois même coupées en deux jonchaient le sol. J’ai couru vers un corps que j’ai reconnu parmi tous : ma sœur . Elle vivait encore.

Ma mère est venue me voir et m’a raconté ce qui s’était passé :

« Nous nous sommes échoués sur une plage de l’île d’Hoedic. Il y a, avec nous, Grand-père et les voisins. Grand-mère n’a pas survécu à la tempête. Ton père est allé chercher de l’aide au village avec Jean.

Ne t’inquiète pas ; Lilou va se réveiller et ton père va revenir avec de l’aide ».

Un mauvais pressentiment m’a transpercé le cœur …

En attendant papa, nous avons regroupé tout ce qui n’était pas endommagé.

Lilou s’est réveillée et je lui ai raconté ce qui s’était passé ; puis, je l’ai emmenée avec moi chercher des plantes pour soigner les blessés. Grand-mère m’avait tout appris et m’avait montré le pouvoir des plantes sur les blessures.

À mon grand soulagement, papa est revenu. Il y avait une petite ferme non loin d’ici. Le propriétaire – qui s’appelait René – nous a hébergés, le temps que l’on trouve une solution. Nous y sommes tous allés. Il nous a dit qu’il irait, avec son bateau, acheter des provisions car, comme il était sur une île et qu’il n’y avait pas de commerce, seulement une épicerie, il devait aller sur le continent. Papa et Jean se sont donc rendus en ville, avec lui, pour trouver une solution. La femme de René nous a emmenées dans leur grange et nous avons, ma sœur et moi, préparé nos lits.

Ensuite, nous sommes parties explorer l’île. Nous avons vu des macareux. Lilou s’extasiait devant ces oiseaux. Elle avait tant d’insouciance et de naïveté.

24 juillet 2150

Papa m’a emmenée avec lui et les secours chercher les corps disparus. Nous n’avons retrouvé que certaines voitures et une valise sur une plage.

Nous n’avons pas retrouvé le corps de Grand-mère …

Papa m’a dit qu’il serait préférable que je ne participe pas aux prochaines recherches car il pensait que j’avais été assez bouleversée ces derniers temps.

31 juillet 2150

Nous sommes restés une semaine sur l’île. Un soir, papa est revenu avec une nouvelle rassurante. Nous allons rester chez René encore un peu, en attendant qu’un bateau vienne sur l’île.

Certains envisagent de rester ici, tandis que d’autres partent sur la terre ferme. Papa est fatigué. Il faut dire qu’il s’est occupé de tout. Demain, je lui proposerai mon aide.

1er août 2150

Un bateau part pour le continent, demain, à 20h30. C’est un départ précipité, je l’avoue. Nous avons fait nos valises. Nous sommes prêts. Quand nous serons arrivés sur le continent, nous prendrons le train pour aller à Lorient retrouver notre tante. Elle nous a trouvé un appartement. C’est le plus grand changement que je n’ai jamais vécu.

5 août 2150

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit. Nous avions beaucoup de choses à faire …

Ranger le peu d’affaires que nous possédions et en acheter de nouvelles. Notre tante nous a beaucoup aidés. Notre appartement n’est pas très grand mais il y a assez de place. Ma mère a déjà trouvé du travail.

La semaine prochaine, nous irons à l’enterrement de Grand-mère ; je ne me fais toujours pas à l’idée que le cercueil sera vide.

Je suis dans une nouvelle école.

Ma professeure de français nous a demandé d’écrire une rédaction. Nous devons raconter une aventure qui nous est arrivée. Je raconterai ce que j’ai vécu durant ces deux dernières semaines.

J’ai aussi décidé de sensibiliser les gens à l’importance de prendre soin de notre planète. C’est fou ce qui est arrivé en seulement deux semaines !

Mais, c’est, aussi, terrible ! Il y a, dans le monde, tant de gens qui sont en train de vivre la même chose que moi !

Adèle  SAINT-HUBERT

2e prix, Jeune Nouvelle, classe de 5e 2

Collège Paul Fort – Rue Jean Zay

21120 Is sur Tille

Professeure : Mme C. D’ALOISIO

1er prix, Jeune Nouvelle, classe de 4e A

Ange gardien

         J’étais assise sur un banc, dans la cour, quand elle fit sa première apparition dans notre collège. Au début, je l’ai prise pour un ange … avec ses longs cheveux blonds qui tombaient en cascade dans son dos, ses magnifiques yeux bleus et son grand sourire qui semblait éclairer cette grisâtre journée de novembre. Elle portait un jean bleu clair et un joli pull en laine rose. Elle marchait avec assurance et légèreté. Cette fille me donna envie de me lever pour aller lui parler. Moi, Maya Moore, l’asociale timide, détestée du collège, j’eus envie de sortir de ma cachette et de devenir amie avec elle. Mais, je me ressaisis vite : une fille comme elle ne s’intéresserait jamais à une fille comme moi.

Quand la sonnerie retentit, je me levai et me rendis en classe. En chemin, j’aperçus à nouveau l’ange. Elle était en pleine discussion avec Lola Lamanet. Lola était la reine de la ruche qu’était notre collège. C’était aussi une vraie peste ! Elle adorait être crainte et n’hésitait jamais à blesser les gens pour parvenir à ses fins. En particulier, moi. Lola me détestait. Avec mes longs cheveux bruns toujours devant mes yeux, mes habits trois fois trop grands, achetés en grande surface, et mon visage toujours baissé pour éviter les regards de pitié, je ressemblais, sûrement à la victime parfaite. Depuis la sixième, Lola avait toujours éprouvé un grand plaisir à me ridiculiser. Je ne comptais plus les fois où elle m’avait volé mes affaires de sport, renversé mon repas dessus, poussée dans les couloirs, avait fait courir des rumeurs sur moi, envoyé l’un de ses admirateurs me cracher dessus, arraché les pages de mes livres, m’avait enfermée dans les toilettes… J’avais vite compris que me plaindre ne ferait que doubler la fréquence de ses sales coups. Depuis, je me taisais, subissant ses attaques en silence. Bref, Lola était cruelle, méchante et impitoyable. Sans que je sache pourquoi, voir cette peste parler à la lumineuse nouvelle m’emplissait de rage. Toute à ma colère, j’oubliai l’une de mes règles d’or et je passai à côté de Lola, sans raser le mur opposé à elle. Me rendant compte de mon erreur, je me tournai vers Lola et la vis s’approcher de moi, ses sourcils arqués, ses mains sur ses hanches et un sourire mauvais plaqué sur ses lèvres.

– «  Maya, Maya, Maya … Combien de fois t’ai-je dit de t’écarter quand tu passes près de moi ? »

Et, sur ces mots, elle me poussa brusquement. Je tombai au milieu du couloir et lâchai les affaires que je tenais dans mes mains. Tout le monde se mit à rire. Silencieusement, je regardai Lola qui affichait une expression victorieuse. Mes yeux glissèrent jusqu’à la nouvelle qui, curieusement, ne rigolait pas du tout. Lentement, je baissai mes yeux et commençai à ramasser mes affaires quand j’entendis les rires s’arrêter net. Je levai les yeux et vis que quelqu’un me tendait la main. Et pas n’importe qui ! La nouvelle ! L’ange ! Tout le monde retenait son souffle en attendant la réaction de Lola. Personne n’avait jamais osé remettre en cause son pouvoir de manière aussi flagrante !

La peste tapa sur l’épaule de ma sauveuse et lui dit :

– « Tu n’as pas besoin d’aider cette « anomalie » !

– Et toi, tu n’avais pas besoin de la pousser !Tu sais, je connais bien les filles comme toi ! méchantes jusqu’au bout des doigts et qui attendent une dévotion totale de la part de tout le monde. Laisse-moi te dire que tu pourras attendre la mienne longtemps parce qu’à partir de maintenant, tu ne toucheras plus à aucun élève. J’y veillerai ».

Sur ces mots, elle se tourna vers moi et s’agenouilla pour m’aider à rassembler mes affaires :

– « Au fait, je m’appelle Manon Attoli » me dit-elle.

– « Moi, c’est Maya Moore » répondis-je, timidement.

– « Ravie de te rencontrer Maya ! » déclara-t-elle d’un ton faussement solennel, puis elle se releva, me tendit la main et continua : « je suis perdue, dans ce collège, est-ce que tu peux m’accompagner en classe d’anglais ? »

Après un instant d’hésitation, je pris sa main, me relevai et lui répondis : « bien sûr ! moi aussi, j’ai anglais ! »

Elle me sourit et je lui souris en retour. Manon me prit par le bras et nous partîmes, laissant une Lola furieuse et muette d’étonnement ainsi que des élèves surpris.

         La journée venait de se terminer et j’attendais mon bus afin de rentrer chez moi. J’avais l’impression de sortir d’un rêve. Manon était dans ma classe et était restée toute la journée avec moi. Comme je l’avais imaginé, elle respirait la joie de vivre, avait un grand sens de l’humour et une gentillesse à toute épreuve. Mais, l’un des meilleurs moments de ma journée avait été quand j’avais croisé Lola aux toilettes et que cette dernière avait baissé les yeux. J’étais vraiment heureuse de ma journée et je me rendis compte, avec surprise, que j’attendais avec impatience le lendemain.

Quand je descendis du bus, la nuit commençait à tomber et je me dépêchai de rentrer dans mon immeuble. Une fois arrivée dans mon appartement, je me dépêchai d’aller dans ma chambre, comme d’habitude. Mais, avant que je n’y arrive, mon père me barra la route. Il était mal rasé, habillé de vieux vêtements sales, les yeux vitreux et son haleine empestait l’alcool. D’une voix molle d’où perçait un soupçon de colère, il me dit :

– « il est tard et il n’y a plus rien à manger.

– Papa, j’étais au collège, je n’ai pas pu… » commençai-je, mais je fus stoppée par la gifle que mon père me donna. Sous le choc, je tombai et me cognai le bras contre un meuble.

– « Ne me parle plus sur ce ton » grogna mon père.

Je levai mes bras devant mes yeux pour me protéger du prochain coup mais il n’arriva pas. Mon père était retourné dans la salon en chancelant. Il attrapa une bouteille en chemin et la porta à ses lèvres avant de s’asseoir lourdement sur notre canapé. Je me relevai rapidement et allai dans ma chambre. Après avoir fermé ma chambre à double tour, j’enlevai mon pull et mon t-shirt et regardai mon bras. À l’endroit où je m’étais cognée, un bleu avait commencé à apparaître et ma joue avait rougi à cause de la gifle. Je me regardai dans le miroir. Mon corps était recouvert d’hématomes : certains récents, d’autres plus anciens, tous causés par la même personne. Et encore, quand je m’en sortais avec un bleu, je pouvais m’estimer chanceuse. Une fois, il m’avait frappée au visage avec tellement de force que ma lèvre s’était ouverte. Afin de ne pas éveiller les soupçons, je n’étais pas allée au collège avant que ma blessure ne soit complètement guérie. L’avantage des hématomes sur les bras, le ventre, le haut du corps, les hanches et les jambes était que je pouvais les camoufler sous mes larges vêtements. Avec un soupir, je remis mes habits et me laissai tomber sur mon petit lit. Mes yeux se posèrent sur des photos encadrées, posées sur la chaise qui me servait de table de chevet. L’une d’elles représentait un couple heureux qui souriait à l’appareil. La femme avait des cheveux bruns et des yeux marron ; l’homme, lui, avait des yeux gris et des cheveux châtains. La deuxième photo montrait un autre couple avec une petite fille. Le même homme que sur la photo précédente mais avec une autre femme, une pétillante rousse aux yeux verts. La petite fille avait les cheveux bruns, les yeux gris et un grand sourire. Sur la dernière, on voyait l’homme et l’enfant, heureux et enlacés. La femme de la première photo était ma mère. Elle était morte en me mettant au monde. Je sais que mon père était, alors, tombé dans une grande dépression et qu’il avait refusé de me voir. J’ai passé mes premiers mois chez des amis de mes parents. Et puis, il est revenu me chercher. Il a recommencé à sortir et à mes trois ans, il a rencontré une femme, Lisa. Quelques mois plus tard, nous avons emménagé avec elle. Elle était extrêmement gentille et douce. Elle souriait tout le temps et m’amenait au parc, en automne, pour sauter dans des tas de feuilles rousses. Elle me protégeait des « mauvais moments » de papa. Petite, je ne m’en rendais pas compte, grâce à Lisa ; mais, maintenant, j’ai conscience que, parfois, mon père pouvait entrer dans une grande colère et m’accuser de la mort de ma mère. Je savais aussi que Lisa calmait mon père et m’empêchait de l’entendre. À mes dix ans, elle en a eu assez et a quitté mon père  après m’avoir dit : « je suis désolée de te laisser, Maya, mais je sais que tout va bien se passer. Souviens-toi, toujours, que ce n’est pas de ta faute, d’accord ? Je t’aime tellement, ma petite princesse. Si tu as un souci, appelle-moi, d’accord ? »

J’avais toujours la carte avec son numéro de téléphone mais je ne l’avais jamais utilisée. Je ne lui en voulais pas, si j’avais eu la possibilité de quitter mon père, moi aussi, je l’aurais fait. Après la séparation, mon père et moi avons emménagé dans cet appartement, bien plus petit et miteux que l’ancien. Et puis, mon père a commencé à boire. Au début, je ne le voyais pas ; puis, il a commencé à ne plus voir ses amis, à être irritable et il a perdu son travail. Il a, alors, commencé à me frapper. Au début, c’était léger ; et puis, ça s’est empiré. Mais, il n’était pas tout le temps comme ça. Des fois, pendant des mois, il était comme avant, cherchait du travail, m’emmenait à l’école ou au collège. Mais, ça ne durait pas longtemps et il finissait par retomber dans ses vieux travers. Et pendant ce temps, j’achetais de quoi manger, mes vêtements, je signais mes contrôles et j’évitais d’attirer l’attention. Je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était de ma faute. En plus d’avoir tué ma mère, j’avais détruit mon père. Évidemment, je n’avais parlé de mon histoire à personne. Pas même à Manon, la seule personne à s’être intéressée à moi depuis longtemps ; je ne voulais pas voir le regard de pitié qu’elle allait me lancer. Et plus que tout, j’avais peur qu’elle me traite de monstre. Après tout, c’était peut-être vrai : tout était de ma faute.

         Cela faisait deux semaines que Manon était entrée dans ma vie et je commençais à éprouver un sentiment que je m’étais longtemps interdit de ressentir. De la joie. Manon était un vrai rayon de soleil. Tout le temps en train de rire, plaisanter, raconter d’invraisemblables histoires et sourire. Sa joie était contagieuse. À moi aussi, elle me donnait envie de rire, de plaisanter et sourire.

         L’arrivée de Manon avait changé beaucoup de choses dans notre collège. En seulement deux semaines, ma nouvelle amie avait ôté tout son pouvoir à Lola. Quand Manon m’avait défendue devant tous les élèves, ils avaient compris que Lola n’était pas surpuissante et avaient tous arrêté de la craindre. Ils avaient même choisi une nouvelle reine. Manon. Cette dernière avait, déjà, reçu sept lettres d’amour ; tout le monde voulait s’asseoir à côté d’elle et des gens que je ne connaissais pas voulaient se joindre à nous, en récréation. Mon amitié avec la nouvelle souveraine de notre établissement changea mon quotidien. Au lieu de me regarder avec pitié et dégoût, les autres élèves me regardaient avec envie et respect. J’étais passée, en quinze jours, de « l’anomalie » à Maya, la mystérieuse amie de Manon. Lola n’avait plus aucune amie et tout le monde la regardait avec méchanceté. La popularité dans notre petite sphère collégienne était vraiment éphémère. De plus, chaque fois que je rentrais, mon père était endormi et trop ivre pour me frapper. Seule ombre au tableau, Manon ne cessait de m’inviter chez elle. J’avais déjà décliné son invitation plusieurs fois et je craignais qu’au prochain refus de ma part, elle ne se lasse de moi. Je n’étais pas prête à la laisser partir ; mais je ne pouvais pas, non plus, aller chez elle. Mon père se rendrait compte de mon absence et se mettrait en colère, encore plus que d’habitude. Je sortis de ma chambre pour voir où était ce dernier. Il ronflait sur le canapé avec la télé toujours allumée. Silencieusement, je rentrai dans ma chambre. Le samedi qui arrivait était le jour anniversaire du départ de Lisa. Ce jour-là, mon père buvait plus que d’habitude pour noyer son chagrin ; c’était, peut-être, ma chance.

         Je ne pouvais pas aller au collège. Mon visage était gonflé, mon nez était violet et j’avais une grande entaille sur la pommette. Tout s’était mal passé et c’était de ma faute. Cela avait commencé vendredi, quand j’avais accepté l’invitation de Manon. Le samedi, je m’étais préparée, j’avais vérifié que mon père ne pouvait pas me voir partir pour prendre le bus. L’endroit où vivait Manon était l’exact opposé de l’endroit où je vivais. Son quartier était propre avec de belles maisons et des jardins bien entretenus. Dans mon quartier, il n’y avait que de grands immeubles gris aux murs couverts de graffitis dont la peinture commençait à s’écailler.

La maison de Manon était assez grande, elle avait un jardin avec une balançoire et un trampoline. Sa famille était adorable. Pendant le repas qui avait été préparé par le père, tout le monde parlait avec enthousiasme, racontait sa journée, rigolait, et, pendant un bref instant, je me suis sentie à ma place. Après le repas, Manon et moi allâmes dans sa chambre. On parla, on rigola toute la nuit. Manon me donna même des vêtements qui ne lui allaient plus. Étant un petit peu plus petite qu’elle, les habits m’allaient parfaitement. C’était génial. Et puis … tout se corsa. Après avoir petit-déjeuné et promis de revenir bientôt, je rentrai chez moi. Mon père m’y attendait de pied ferme.

Contrairement à ce que j’avais espéré, il s’était rendu compte de mon absence. Il fut encore plus violent que d’habitude. Il me tapa, me poussa pendant au moins vingt minutes. Il ne cessait de dire que c’était de ma faute, que j’avais tué ma mère, que je le décevais … Mais, pour une fois, je ne me laissai pas faire : je me protégeai et j’essayai de le raisonner. J’en avais assez de subir, assez de ma taire ; c’était comme avec Lola. Manon m’avait dit que je ne devais pas laisser les autres me traiter ainsi. Elle avait raison. Je me devais de réagir et arrêter de me soumettre. Je n’étais pas responsable de la mort de ma mère, pas responsable du départ de Lisa et surtout pas responsable de l’alcoolisme de mon père.

Il finit par s’arrêter et sortit de l’appartement en claquant la porte. Mes blessures étaient beaucoup trop voyantes, je ne pouvais pas retourner au collège avant qu’elles ne cicatrisent.

J’espérais que, pendant ce temps, Manon ne s’inquiéterait pas trop. Je m’attendais à ce que mon père rentre vers midi, mais il ne se montra pas de la journée. Vers dix-huit heures trente, on sonna à la porte. Cela m’inquiéta car nous ne recevions jamais de visite et mon père ne sonnait pas. C’était Manon. Elle ne paraissait pas à sa place dans mon hall miteux. En voyant mon visage tuméfié, ses yeux s’écarquillèrent, sa bouche s’ouvrit de stupeur puis ses sourcils se froncèrent d’inquiétude.

– « Maya … qui t’a fait ça ? Est-ce que tu vas bien ? » me demanda-t-elle, avec une voix tremblante d’effarement.

– « Je … Euh … Comment tu m’as trouvée ? » lui demandai-je, à mon tour.

– « Je voulais voir si tu allais bien et j’avais vu ton adresse sur ton agenda, il y a quelques jours, alors je suis venue et une vieille dame, en bas, m’a indiqué ton étage. Mais, ce n’est pas le plus important ! Qu’est ce qui t’est arrivé ? »

Je poussai un soupir et la fit rentrer chez moi. Je l’amenai dans ma chambre et lui racontai tout depuis le début. Ses yeux se remplirent de larmes au cours de mon récit. Je me rendis compte que j’attendais, depuis longtemps, de parler de mon histoire à quelqu’un et qu’un sentiment de liberté m’emplissait.

– « Oh, mon dieu, Maya … tu aurais dû me le dire … je t’aurais aidée. Tu ne peux plus rester ici ! Prépare tes affaires, tu viens chez moi. On expliquera à mes parents et on trouvera une solution ensemble. »

Manon semblait si déterminée que, moi aussi, je commençai à croire que, peut-être, il restait un peu d’espoir.

         Je suis au tribunal. Derrière moi, se trouvent Manon et sa famille. Le juge vient de rendre son verdict.

Mais, revenons quelques semaines plus tôt. Après être partie de chez moi avec mon petit sac contenant mes affaires, j’avais tout expliqué aux parents de Manon. Ces derniers m’avaient écoutée, avaient posé des questions et m’avaient prise dans leurs bras à de nombreuses reprises. Le lendemain, après m’avoir demandé ce que je souhaitais faire , nous sommes allés porter plainte au poste de police. Le temps que mon père soit retrouvé, moins de deux semaines s’étaient écoulées. Durant cette période, j’ai vécu chez les Attoli. En deux semaines, ils avaient, tous, été bien plus prévenants que mon père ne l’avait jamais été. Le procès avait fini par arriver et j’étais entrée, dans le tribunal, avec Manon et sa famille.

Le visage de mon père était impassible et ses yeux emplis de tristesse. Lorsqu’il me regarda, j’eus l’impression qu’il ne me reconnaissait pas.

Le juge avait, finalement, décidé la sanction de mon père : trois ans de prison et quarante-cinq mille euros d’amende. Un psychologue viendra le voir régulièrement en prison et il ne sera plus jamais autorisé à me voir, seul.

Je me promis d’aller le voir, il n’avait plus que moi. J’appris, avec surprise et ravissement, que mes nouveaux tuteurs étaient les Attoli.

En sortant du tribunal, je regardai Manon, lui souris et lui tendis la main. Grâce à elle, j’avais, de nouveau, espoir. Ma vie allait changer. J’allais emménager dans un beau quartier, avoir un jardin avec une balançoire et un trampoline.

Je n’aurais plus besoin de cacher mes blessures sous de larges vêtements, plus besoin de mentir constamment, plus besoin de me comporter en adulte. J’étais libre et heureuse.

La première fois que j’avais vu Manon, j’avais pensé que c’était un ange.

J’avais raison. C’était mon ange gardien.

Zoé  BOURLIER

1er prix, Jeune Nouvelle, classe de 4e A

Collège Champ Lumière

23 rue de Villey

21260 Selongey

Professeure : Mme JACQUENET

1er prix, Jeune Nouvelle , classe de 3e 3

Mémoire d’un survivant

         John Creed est le seul rescapé de la brèche de confinement de la prison- laboratoire Mortalis. Il s’agit d’une prison fondée en 9520 par la NASA, servant à regrouper toutes les créatures de l’univers passibles de la peine de mort. Des scientifiques utilisent les condamnés pour réaliser des tests et expériences sur leurs « cobayes ». Les détenus signent un contrat avant d’arriver dans cette prison qui stipule qu’après deux mois dans cet endroit, ils pourront retourner dans leur planète d’origine pour y être libérés à condition d’avoir un suivi psychologique. Les fondateurs de ce lieu ont décidé, au cours d’une assemblée intergalactique, que cela solutionnerait, une fois pour toutes, le problème de la peine de mort.

Ainsi, John Creed est reçu en entretien par son psychologue référent, à la fin de ses deux mois d’emprisonnement :

– « Bonjour, Docteur,

– Bonjour, monsieur Creed. Comme vous le savez, j’ai été missionné par les hauts responsables de Mortalis afin de vous examiner avant que nous ne procédions à votre renvoi sur Terre, afin d’organiser votre libération.

– Oui, je sais.

– Très bien. Nous allons, simplement, faire le bilan de ce que vous avez vécu dans nos locaux avant de travailler sur votre réinsertion.

– D’accord. Tout a commencé quand je suis arrivé sur Mortalis. J’ai été transféré à bord d’un vaisseau de croisière, comme on me l’avait annoncé, lors de mon procès, lorsqu’on m’a demandé de choisir entre Mortalis ou la peine de mort. J’avais tué,de sang-froid, ma femme et ma fille au cours d’une crise de manie …

– Oui, j’ai lu votre dossier. Vous avez été reconnu bipolaire. Vous n’étiez pas soigné ?

– Non. Mes crises ont commencé après le décès de ma sœur et j’ai perdu le contrôle. J’ai voulu mourir mais ma femme m’en a empêché. Je n’arrivais plus à contrôler mes accès d’euphorie puis de dépression. Je pensais que, si nous mourrions tous les trois, tout serait fini mais un voisin a surgi et la police a débarqué avant que je n’ai pu attenter à mes jours. J’aurais tellement préféré mourir avec elles. Je sais que je suis un monstre mais je les aimais, vous savez. Je les aimais vraiment.

– Je sais. Racontez-moi ce qui s’est passé à votre arrivée.

– J’étais miné par la culpabilité, dévasté mais j’ai accepté la proposition en me disant que je pourrais expier mes fautes, puis me soigner et, tout faire pour aider les autres. Je rêve de fonder une association pour que les maladies psychiques soient reconnues et que les troubles maniaco-dépressifs soient bien soignés. Des millions de gens bipolaires meurent, chaque jour, en mettant fin à leurs jours ou alors, ils provoquent la mort d’autres personnes parce qu’ils ne parviennent pas à contrôler leurs pulsions. Je voulais avoir une chance de lutter contre ça mais, si j’avais su, j’aurais préféré la peine de mort …

– Ils disent, tous, ça. Tous ceux qui reviennent, comme vous, déclarent qu’ils auraient préféré mourir par injection létale. Expliquez-moi pourquoi.

– Quand ils m’ont emmené, ils m’ont fait revêtir une combinaison orange et m’ont expliqué que j’allais servir de cobaye pour faire avancer la science. Je me suis dit que cela m’aiderait à expier mes fautes. Je pensais que nous allions tester des médicaments ou de nouveaux modes de vie mais, j’avais tort.

Le premier jour, un garde m’escorta jusqu’à ma cellule, une pièce blanche, simple mais propre. Je fus surpris de voir qu’elle était équipée d’une télévision qui diffusait des films en permanence. Mon voisin de cellule était allongé, livide. Il semblait davantage mort que vivant. Il répétait en boucle : « ne jamais cligner des yeux… » Je me rappelle m’être senti effrayé par l’expression de son visage mais je n’ai pas eu le temps de réfléchir. Deux robots sont venus me chercher. Ils m’ont traîné jusqu’à une grande porte avec deux compagnons d’infortune. Un scientifique nous expliqua qu’une nouvelle espèce avait été découverte sur une autre planète, une intelligence supérieure. Notre mission consistait à nettoyer sa cellule. Je vis, en regardant avec plus d’attention, des taches rouges passer sous la porte. On aurait dit du sang ; mais je ne trompais pas. Les gardes robots nous poussèrent dans la pièce. Au fond, une immense statue de marbre nous dévisageait. Ses yeux brillaient d’un regard intense. Je n’arrivais pas à savoir si cette créature était animée ou inanimée. Son corps de marbre ne bougeait pas. Mon cœur battait à tout rompre et je me souvenais des paroles de mon codétenu « ne pas cligner des yeux ». Le malheureux qui devait frotter le sol de la pièce restait figé devant la statue, comme paralysé. À force de regarder la statue, il finit par cligner des yeux et, instantanément, la statue sembla se mouvoir à une vitesse folle. Elle se jeta sur mon pauvre camarade et lui tordit le cou. Puis, elle se redressa et s’immobilisa. Mon second compagnon poussa un cri de panique. Il plissa les yeux en criant et se retrouva, immédiatement, happé par la statue qui lui enserra le cou et l’étrangla. J’étais en plein film d’horreur. Je me blottis contre le mur en continuant de nettoyer. Je tournais le dos à la statue afin qu’elle ne puisse pas me voir cligner des yeux.

– Pouvez-vous m’en dire plus, sur cette statue ?

– On aurait dit un pharaon ou un dieu égyptien. Ses yeux semblaient jeter des éclairs. Elle a tué ces hommes par le pouvoir de son esprit. Vous devez me croire même si cela paraît fou. Je l’ai vue à l’œuvre. Je comptais les minutes car je savais qu’au bout d’une heure, les gardes allaient venir me chercher. J’ai réussi à résister. La chambre blanche était recouverte de sang. Je compris que je ne pourrais plus jamais tuer. Quelque chose avait changé. J’étais devenu respectueux. J’avais compris que la vie est le bien le plus précieux et qu’il faut la préserver. J’étais prêt à recommencer autrement même si je n’oublierai jamais ma femme et ma fille. Je voulais sortir de là pour vivre quel qu’en soit le prix. Je devais rester vivant pour échapper à ce Dieu-monstre terrifiant. Il ne bougeait pas, j’avais l’impression que nous nous observions mutuellement. Soudain, la porte s’ouvrit, les gardes me prirent par le bras. Ils me donnèrent un nouvel insigne : classe E. Cela signifiait que je pouvais obtenir des privilèges étant donné que j’avais survécu à l’épreuve n°1.

– C’est comme ça que vous êtes arrivé, là ?

– Non. Alors que je commençais à m’apaiser, une alarme assourdissante a retenti. D’un seul coup, la porte que les gardes venaient de refermer s’est ouverte et la statue à tête de loup a dévisagé les robots qui m’escortaient ainsi que les scientifiques. Elle les a pulvérisés sans que je puisse réagir. J’ai fermé les yeux et je me suis agenouillé, persuadé d’être face à un Dieu de l’Égypte ancienne revenu d’entre les morts.

J’ai arraché à l’un de mes geôliers sa carte-clef. Je me suis mis à courir, les yeux presque fermés mais la statue divine ne m’a pas suivi. J’ai entendu du bruit derrière moi. Une équipe spéciale s’est déployée, je crois qu’ils ont pu l’arrêter et la remettre en confinement. Je n’ai pas essayé d’en savoir plus ; j’ai couru jusqu’à la porte d’embarquement et j’ai profité du chaos pour m’engouffrer dans un ascenseur menant aux vaisseaux. Ils sont, automatiquement, programmés pour retourner sur Terre. J’ai eu le temps de me glisser à l’intérieur puis, je me suis évanoui et, je me suis réveillé dans la salle d’attente de votre bureau.

– Merci beaucoup pour votre récit, Mr Creed.

– Sachez que, dès que je serai libéré, je raconterai tout aux médias. Vous jouez avec la vie et la mort, dans ces laboratoires. Vous vous prenez pour Dieu mais personne n’a le droit de faire ça ! Vous dénoncez la peine de mort en arguant que, seul, Dieu a le pouvoir de tuer mais vous faites bien pire. Vous utilisez les arguments de Victor Hugo mais s’il voyait ce que vous faites de ses idées, il se retournerait dans sa tombe. Même les condamnés à mort ne subissent pas cela !

– Oui, vous avez certainement raison ; ce sera un bon moyen pour vous de faire le deuil de cette histoire. Une dernière chose, je vais vérifier vos yeux. Regardez-moi, s’il vous plaît ».

John eut à peine le temps de distinguer un tatouage sur les paupières du psychologue, une statue qui ressemblait en tout point à celle qui l’avait terrifié sur la planète Mortalis. Un flash aveuglant lui fit fermer les yeux. La mémoire de John fut entièrement effacée et John tomba dans les pommes.

– « Où suis-je ? Qui êtes-vous ? …

– Bienvenue, mon cher John ! Vous êtes condamné à mort pour le meurtre de votre femme et de votre fille. Mais, nous souhaitons vous proposer une alternative car la peine de mort n’est plus adaptée à notre société. Comme le dit Victor Hugo : « seul, Dieu a le droit de décider de la mort d’un individu », notre rôle d’humain consiste à donner des secondes chances. Si vous le souhaitez, nous pouvons vous envoyez, durant deux mois, dans un laboratoire interplanétaire nommé Mortalis.

– Oui, je me souviens, c’est la dernière chose que l’on m’a dite lors de mon procès. Je veux bien signer votre contrat ; je vous suis reconnaissant de me proposer une alternative à la peine de mort. Mais … Qui êtes-vous, monsieur ?

– Je suis votre psychologue ».

Ahmed  HAMOUTI

1er prix, Jeune Nouvelle , classe de 3e 3

Collège Le Chapitre

1 bd Maréchal de Lattre de Tassigny

21300 Chenôve

Professeure : Mme POVÉDA

2e prix, Jeune Nouvelle, classe de 3e 1

Une fleur pour vivre

         Souvent, dans la rue, près de chez nous, se tenait un clown. Un clown pas tout à fait comme les autres. Un clown tout de noir et blanc vêtu. Il n’avait rien d’effrayant en soi mais, dès que nous passions devant, ma mère et moi, je sentais sa prise de main se resserrer. À la maison, dès que j’en parlais, ma mère me sommait de me taire, surtout que mon père était clownrophobe. Parfois, j’entendais des rires, dans le salon, et des noms qui me semblaient familiers, murmurés dans le noir, alors que je cherchais à m’endormir.

Étonnamment, ce clown me fascinait. Seulement, tous les gens de la ville à qui je demandais s’ils le connaissaient, me répondaient, sèchement, d’arrêter « avec ces sottises », si bien que j’avais l’impression que certains ne le voyaient pas. Mais, je ne mentais pas, je le voyais. Toujours au même endroit : près de l’église Notre Dame où était sculptée la chouette, ici, à Dijon. Il ne distribuait pas de ballons, n’offrait pas le numéro « du gars coincé dans une boîte invisible », un célèbre numéro de mime.

         Tous les enfants étaient effrayés par l’aura maléfique qu’il dégageait, et commencèrent à propager des rumeurs sur lui. Moi, je n’y croyais pas. Pour tout vous dire, j’avais même de la pitié pour cet homme. Il est vrai qu’il avait l’air impressionnant parce qu’il était grand, très grand même. Son visage était  émacié ; sa tenue rayée soulignait bien son physique fin. Il avait les cheveux bruns, en bataille et ne semblait pas dépasser les trente ans. Certes, son maquillage était monstrueux, mais son regard mélancolique donnait envie d’aller le voir. Mes parents m’avaient toujours interdit de l’approcher à moins de cinq mètres, aussi devais-je le regarder de loin puisque mon père m’avait dit : «  ta mère et moi ne voulons pas assister à d’autres funérailles, bien que ça soit très amusant à voir … » J’avais du mal à comprendre les paroles de mon père …

         Un jour, comme je passais, le clown m’adressa un petit signe de la main auquel je répondis par un sourire, alors que tous les passants l’ignoraient.

Madame Feldaw, la maîtresse, nous parla de pédophilie, ce jour-là ; puis, elle aborda le sujet du clown : « s’il vous demande de le suivre, ne l’écoutez pas ! Et s’il devient insistant, courez jusque chez vous et appelez la po… »

– « Mais, Madame », intervins-je « avez-vous de preuves qu’il est méchant ? »

– « C’est impoli de couper la parole, Mallory !

– Je sais et j’en suis désolée. Mais pouvez-vous répondre à ma question?

– On n’est jamais trop prudents, dans ce monde de brutes », soupira la professeure.

– « Je pense que tant qu’on n’a pas parlé avec la personne, on ne peut pas se faire d’avis.

– Eh bien, vas-y, Mallory-le-génie ! » s’esclaffa un garçon de la classe.

– « Je peux le faire si vous voulez…

– Surtout pas ! » s’écria Joséphine, la mademoiselle-je-sais-tout. « Ce clown est démoniaque ! Tu n’as pas entendu parler des trois enfants disparus ? Étrangement, avant de disparaître, ils sont tous passés près de lui. !

– Joséphine ! gronda la maîtresse.

– Bien, alors, racontez-moi !»

         Je reçus un petit morceau de papier roulé en boule qui me disait de « la fermer » et qu’on me raconterait tout, après l’école.

Alors, madame Feldaw fut étonnée de me voir silencieuse jusqu’à la fin de la journée.

– « Vois-tu, Lucy était assez réservée », commença un garçon, lorsque nous fûmes sortis de l’école, « mais, elle croyait aux esprits et au paranormal. Elle m’a dit avoir déjà conversé avec un fantôme.

– C’était une petite fille.

– Elle avait sept ans.

– Nous, on en a neuf.

– Bref, sa mère l’a confirmé. Mais, ça n’est pas si important. Lucy est allée dire bonjour au clown. Elle n’est jamais revenue à la maison.

– Peut-être qu’il n’est pas forcément en tort et …

– Emmanuel avait treize ans lorsqu’il a disparu. Il a cherché à faire une farce au clown

– Et, je suppose qu’il n’est jamais revenu, c’est ça ?

– Bien deviné, Sherlock », ironisa Joséphine.

– « C’est qui, celui-là ?

– Laisse tomber !

– Daniel, lui, avait six ans. Sa mère a tenu à ce qu’il prenne une photo avec ce gars. Jamais retrouvé.

– Ce ne sont que des coïncidences.

– Que tu es naïve, Mallory …

– Nous t’aurons prévenue ; si tu y vas, tu ne reviendras pas .

– Je vais vous prouver le contraire ! »

         Je sortis de la cour, et me dirigeai droit sur lui. Le temps que je jette un coup d’œil au-dessus de mon épaule, mes camarades avaient disparu.

         Ses yeux verts se fixèrent sur moi pour ne jamais ciller. Seul, le rythme de mes pas troublait le silence de la ville, pourtant bondée. Arrivée à cinq mètres, j’hésitai, puis fis un autre pas. Un bourdonnement se fit entendre dans mon oreille. Un vent soudain fit onduler mes longs cheveux châtains. J’ai peur, pensai-je pour la première fois, et si c’était vraiment un mauvais homme ?

– « Bonjour ! » dis-je d’un ton qui se voulait enjoué. « je m’appelle Mallory ! et vous ? »

Je pouvais encore partir. Je les entendais m’appeler d’ici. Mais je n’en fis rien. Je devais lui laisser sa chance. Le clown ne répondit pas. Je compris plus tard qu’il en était incapable. Il me fit, simplement, un petit signe de bienvenue. Quelque chose d’innocent. Rien de violent, rien qui ne faisait penser à la mort. Pourquoi s’inquiéter ? Je me suis encore avancée. L’homme saignait à la joue. Il était assis sur le trottoir et  m’invita à me joindre à lui.

– « Pourquoi ne me répondez-vous pas ? »

Il fit quelques signes que j’interprétai, étrangement, comme « j’aimerais, mais je ne puis ». Prise de compassion, j’essuyai doucement le sang qui coulait sur son visage. Si seulement je savais … Je restai quelques temps avec lui ; au moment de partir, il ne me retint pas, il me tendit, juste, une fleur blanche. Je rentrai à la maison, bien vivante, et, je m’empressai de raconter ce qui s’était passé à ma mère qui cessa de sourire après que j’eus dit le mot « clown ». Elle s’inquiéta de savoir s’il m’avait touchée. Évidemment, ce n’était pas le cas ; l’homme semblait même éviter les contacts physiques.

         Des jours entiers passèrent, mais pas un seul autre enfant ne disparut. Dès que je croisais le clown, il me donnait une rose, comme toujours, et ce, pendant de nombreuses semaines. Mais, un jour, en rentrant de l’école, je ne le vis pas. Sur la dernière fleur qu’il m’avait offerte, un liquide rougeâtre avait coulé. Ce jour-là, je n’avais pas compris.

Le lendemain, ma mère me raconta qu’ils avaient vu cet homme devant la porte de ma chambre, s’apprêtant à me tuer … et qu’il s’était enfui. J’étais encore jeune, mais ce que je ne compris pas, ce fut l’éclat de rire étouffé de ma mère lorsqu’elle sortit de la pièce comme si de rien n’était pour aller préparer du café. J’en venais même à me demander si cela avait pu être réel …

         Je n’avais pas remarqué le subtil changement de couleur des fleurs données par le clown. Elles étaient passées de blanc à crème, à rose pâle, rose bonbon, plus foncé, presque violet, pour finir à rouge sang. Comme une menace qui planait sur ma jeune personne … Un signal d’alerte ? Mais je ne m’attendais pas à ce qui se produisit ensuite. La police le soupçonnait, déjà, depuis un moment. Seulement, d’après le journal, lorsqu’ils vinrent pour l’arrêter … il s’était évaporé.

         Seulement, qui dit que je n’avais pas disparu avec lui ?

Extrait de l’article du journal local du 19 octobre 2019 :

La jeune Mallory, âgée de 9 ans, lors de sa disparition, il y a une dizaine d’années, a été retrouvée saine et sauve.

On a cru, pendant toutes ces années, qu’elle avait été enlevée par le mystérieux clown de la cathédrale de Dijon. Lors de son interrogatoire, ses déclarations furent troublantes : « le clown ne m’a pas fait le moindre mal. Au contraire, il m’a sauvée de mes parents. Ce sont eux les psychopathes, eux qui voulaient ma mort. Ils ont enlevé cet homme lorsqu’il était plus jeune et lui ont coupé la langue pour qu’il ne puisse rien dire de ce qu’il avait subi. Il est leur seule victime à avoir survécu … À l’époque, il m’offrait une fleur, tous les jours, de plus en plus rouge … Et un soir, on m’a fait croire qu’il avait l’intention de me tuer. Ma mère a menti. Après, les gens ont cru qu’il m’avait enlevée, à mon tour. Mais lui, le clown, il savait que mes parents avaient tué Lucy, Emmanuel et Daniel … Il m’a emmenée avec lui pour me protéger de mes parents … »

Selon les psychologues, tout porte à croire que la jeune Mallory est, hélas, atteinte du syndrome de Stockholm et qu’elle s’est attachée à son ravisseur.

Extrait de l’article du journal local du 21 octobre 2019 :

Tragique découverte aux abords de la cathédrale de Dijon.

Le corps sans vie de la jeune Mallory a été retrouvé, une fleur blanche à la main ; à l’emplacement exact où s’asseyait le clown, en 2009. À quelques mètres d’elle, gisait le cadavre d’un homme habillé en noir et blanc … rappelant, étrangement le clown de Notre-Dame. Le couteau, planté à l’arrière de son crâne, lui avait été fatal. Ce double assassinat a profondément bouleversé ce quartier dijonnais.

         Quoi que l’on fasse, on finit toujours par être rattrapé par la réalité. Parfois, ce sont les gens que l’on croit les moins dangereux qui font le mal …

Lora  BERNARD

2e prix, Jeune Nouvelle, classe de 3e 1

Collège Les Hautes Pailles

21170 Echenon

Professeure : Mme PERROT

1er prix, Jeune Nouvelle, classe de 2nde 5

Sujet :Écrire, en quatre pages maximum, une nouvelle de votre choix. Le texte sera dactylographié. Sont acceptés tous les registres (fantastique, réaliste, historique, épistolaire …)

Triste avenir

Vendredi 26 août 2150

Aujourd’hui, nous avons, officiellement, quitté l’époque contemporaine pour l’époque numérique, une époque « sans papier ». Dorénavant, le monde se construit autour d’Internet. D’ailleurs, les journaux ou les livres papiers n’existent plus. On ne délaisse pas la lecture, elle prend même une place considérable dans la société : maintenant, il existe une bibliothèque numérique répertoriant tous les livres jamais écrits, selon notre président. Tout le monde peut la consulter librement alors, autant dire que l’accès à la littérature est bien plus facile qu’avant. Notre vie tourne autour des écrans, impossible qu’une heure ne s’écoule sans être confronté aux pixels. Parfois, j’ai l’impression que ma vie n’est que virtuelle mais, immédiatement, résonnent, dans ma tête, les paroles de notre président, vantant les mérites du numérique.

En tout cas, ce n’est pas cette nouvelle dénomination qui va changer ma vie …

Je rentre du petit restaurant pour lequel je travaille, comme tous les vendredis soir,  pour aider mes parents à financer mes études d’informatique. Ce secteur ne m’intéresse pas vraiment, mais c’est le seul qui ne soit pas touché par le chômage.  Car nous sommes, actuellement, en plein cœur des élections présidentielles. Le panneau qui s’offre à moi est en l’honneur de Nicolas Thomas. Pas étonnant. Même sans regarder l’écran, je suis capable de réciter son slogan : « Halte à la délinquance pour retrouver une vraie France ». Ce n’est pas que je me passionne pour la politique mais plutôt que sa tête est affichée sur chaque écran géant de la capitale. Et puis, je suis plutôt d’accord avec lui : pour retrouver une nation unie, il faut vraiment faire face à la délinquance.

Samedi 27 août 2150

Mes parents ont pris la décision de vendre la maison héritée de mes arrière grands-parents afin de pouvoir boucler les fins de mois. Je me demande pourquoi ils ne l’ont pas fait plus tôt, sachant que nous n’y mettons jamais les pieds. Je crois, même, que nous n’y sommes jamais allés ou alors, j’étais trop jeune pour m’en souvenir.

Cette maison est très isolée, dans une campagne aux alentours de Paris. J’ai pour mission de commencer à faire le tri dans les vieilleries de mes aïeux. C’est pourquoi me voilà à 7 heures du matin, sur un trottoir de banlieue, un sac à dos sur les épaules, à attendre qu’un vieux taxi délabré vienne me chercher …

Je découvre la bâtisse après avoir emprunté une longue allée caillouteuse que le taxi a refusé de prendre. L’espace est découvert et j’entends, au loin, le vrombissement d’un tracteur qui s’active dans un champ. L’allée est envahie de ronces et de mauvaises herbes tout comme les murs en pierre de la masure. Celle-ci, de plain pied, me paraît minuscule. Ses murs penchés et son toit bancal ne m’évoquent vraiment aucun souvenir. Mes parents ne vont pas en tirer grand-chose, j’imagine.

L’intérieur, aussi étonnant que cela puisse paraître, est parfaitement rangé, simplement recouvert d’une épaisse couche de poussière. Le foyer de mes aïeux se compose de trois pièces : un salon faisant office de cuisine, une salle d’eau et ce que je devine être une chambre. Le travail va être vite fait. Tant mieux ! Enfin … sauf si derrière la porte se trouve un fouillis de babioles dont, parfois, les personnes âgées raffolent. Mais cela irait à l’encontre de l’ambiance de l’habitat. Au moment où je m’apprête à pousser la porte, ma montre vibre : une notification apparaît pour me divulguer ma nouvelle liste de livres totalement personnalisée. Je fais défiler, rapidement, les titres ce qui a pour effet de me faire saliver : des romans policiers de mes auteurs préférés. Génial ! Mais ma liste est composée seulement d’un genre littéraire, je ne lis que des romans policiers. Voilà l’utilité de la bibliothèque numérique : vous êtes toujours dirigés vers les lectures que vous affectionnez et vous n’êtes jamais infestés de romans sans intérêt pour vous. Je décroche les yeux de ma montre pour poursuivre ma visite.

Ce que je découvre derrière la porte me paralyse. Le lit de la chambre est enseveli sous des montagnes de … livres. Des livres ! Des vrais ! Le sol, aussi, en est jonché : des centaines de livres papiers à même le parquet.

De toute mon existence, je n’en ai vu qu’un, à l’école, pour une rapide présentation ; alors, en voir autant d’un seul coup, me laisse totalement ébahi. Mais, ma stupéfaction vient aussi d’ailleurs, car d’après mes connaissances, les livres papiers, devenus inutiles, ont tous été détruits, ou presque, pour être recyclés. Quelques rares ouvrages ont été conservés pour être exposés dans les musées. Alors, par quel miracle, tous ces livres s’offrent-ils, soudain, à mes yeux ?

Comme pour m’assurer de leur existence, je saisis les deux premiers livres d’une pile à mes côtés. L’un s’appelle « La Nausée » d’un certain Jean-Paul Sartre, et l’autre « Le mystère de Sisyphe » d’Albert Camus. Me remémorant mon cours sur les livres papiers, je retourne l’un des ouvrages, à la recherche d’un résumé. Il ne ressemble à rien de ce que j’ai déjà pu lire. Intrigué, je m’installe, parmi les livres, sur le vieux lit grinçant et, repoussant mon travail à plus tard, j’ouvre la première page …

Les mots déferlent des pages et forment une cascade paradisiaque venant directement contenter ma soif de lecture. Mais, après quelques pages, la cascade grossit et la calme rivière déborde, se transforme en un dangereux torrent traversé par un frêle pont de singe, seul fil me rattachant à la réalité. Mes pensées se trouvent dessus, à la limite de la chute mortelle et je sens qu’elles n’ont rien à faire là, que je suis en terrain interdit …

C’est la sonnerie de mon téléphone qui me sort de ma transe. Il est déjà 18 heures, je n’ai pas commencé le tri et ma mère m’appelle. En revanche, je viens de dévorer deux livres dont jamais je n’avais soupçonné l’existence. J’ignore les sonneries redondantes de mon téléphone, trop absorbé par les dernières pages du deuxième livre …

Jamais, auparavant, je n’avais lu de livres qui pénètrent au fond des pensées les plus existentielles. Chacune des phrases de ces livres m’a fait l’effet d’une gifle. Des gifles qui, à chaque fois, me sortaient un peu plus de mon insouciance et de mon ignorance. Comment ai-je pu passer à côté de telles œuvres, durant tout ce temps ? Alors, je prends conscience d’une vérité que j’ai, jusque là, ignorée : ces listes de livres personnalisées que j’affectionne tant, sont épouvantables. Elles limitent mes lectures à un seul genre et ferment mon esprit !

C’est donc avec rage que je sors mon téléphone pour taper le nom d’Albert Camus sur  le moteur de recherche de la bibliothèque numérique. Et c’est avec une rage encore plus intense que je lis le message d’erreur affiché sur mon écran : « Veuillez vérifier l’orthographe et recommencer ». Rien à faire. Albert Camus n’apparaît nulle part. J’essaye, alors, avec Jean-Paul Sartre. Puis avec d’autres noms d’auteurs d’ouvrages de la chambre. Mais, à chaque fois, le même message d’erreur. Et puis, toujours les mêmes livres dans la rubrique « Découvrez plutôt » avec des titres tels que « La délinquance, causes et facteurs » ou encore « La délinquance des mineurs ». Ces livres font l’effet de la clé manquante, la clé qui m’empêchait de comprendre. Alors, la vérité me saute aux yeux et je m’entends hurler avec une vulgarité qui ne m’est pas commune : « les fumiers ! » Dans mon esprit, tout s’éclaire. Nous sommes tous manipulés et de la plus ignoble des façons : par nos propres lectures ! Je comprends, alors, que les livres ne sont, pour le gouvernement, qu’un instrument de propagande : on oriente nos lectures et on nous imprègne d’idées qui ne sont pas les nôtres. C’est le cas, en ce moment même, avec ce Nicolas Thomas et sa délinquance ; j’ai honte.  Honte d’avoir pensé dans son sens, pensé comme j’ai été programmé. Mais, le pire, c’est que je viens de comprendre que de nombreux livres ont tout simplement … disparu ! Des livres que je viens, miraculeusement, de découvrir. Mais, pas n’importe quels livres : des livres invitant à la réflexion.

Et c’est avec impuissance que je comprends aussi que notre gouvernement cherche à nous empêcher de développer nos capacités intellectuelles pour rester un joli peuple satisfait, sans aucune soif de révolte. Mes larmes commencent à couler sous l’effet d’une intense colère. Je me sens trahi par mon pays. Un pays qui se sert d’élections pour maintenir une fiction de démocratie.

Alors que mon monde s’effondre, je ressens ce sentiment, si bien expliqué par Albert Camus et Jean-Paul Sartre, ces auteurs que je viens de découvrir. Je ressens, pour la première fois, le sentiment de l’Absurde ; et, comme ces deux philosophes en tirent si bien les conséquences, une envie de révolte inépuisable …

C’est l’heure tardive qui me contraint, finalement, à partir. Avant de quitter la maisonnette, j’attrape les deux livres ainsi que quelques autres pris au hasard et les range, rapidement, dans mon sac. Puis, je parcours, une nouvelle fois, le chemin caillouteux, à contre-cœur. Mon taxi m’attend déjà, stationné au milieu de la route. Je me laisse tomber sur le siège, à l’arrière, las de cette journée si singulière. Et, ne pouvant résister à la tentation, je sors un nouvel écrit de mon sac et le commence sans attendre…

Mais, le coup d’œil furtif du chauffeur dans le rétroviseur me trouble et me fait ranger, précipitamment, ma lecture. Je me promets, dès lors, de faire preuve d’une plus grande discrétion.

À mon retour, après m’être rassasié et douché, dans un dernier effort, j’appelle mes parents. Je leur dévoile ma découverte : ces centaines de livres découverts dans la maison, mon envie de les conserver, de les protéger coûte que coûte et je les supplie de repousser la vente. Leur manque d’enthousiasme me chagrine ; ont-ils peur de quelque chose ?

Dans mon lit et malgré la fatigue, je ne résiste pas à l’envie de plonger dans un nouveau livre que j’ouvre en faisant, délicieusement, craquer la reliure cartonnée. Une odeur agréable, les effluves des encres imprégnées dans le vieux papier me chatouillent les narines. Je crée avec mon nouveau compagnon une rapide complicité…

Dimanche 28 août 2150

Une lointaine sirène de police me réveille. Il doit être presque 11 heures et la tête enfouie dans les draps, j’émerge doucement d’une longue nuit de sommeil. Les rayons du soleil s’infiltrent à travers les rideaux et éclairent délicieusement la chambre. Mon téléphone, resté sur la table de chevet, se met à vibrer. Je l’attrape avec peine et je découvre, sur l’écran, une notification du journal national : « La délinquance touche même la campagne ! » Je m’apprête à la supprimer, rageusement, quand la suite retient mon attention : « Les flammes d’un incendie criminel ravagent une maison de campagne… ». L’article me glace le sang ; sur la photo : une allée caillouteuse envahie de ronces et de mauvaises herbes.

… Et subitement, la lumière jaune du soleil est remplacée par celle des gyrophares …

Garance  MERLE

1er prix, Jeune Nouvelle, classe de 2nde 5

Lycée Hippolyte Fontaine

20 boulevard Voltaire

21000 Dijon

Professeur : Mme THOMAS

1er prix, poésie, classe de 6e A

À l’école

Quand on rate un cours

On fait tout un discours

Pour éviter d’aller

Au coin, à la récré

Quand on joue à la balle aux prisonniers

Je dis que je ne sais pas jouer

Mais, je gagne tout le temps

C’est épuisant !

Quand la maîtresse nous dit : 

« au tableau ! »

On raconte du pipeau

Pour éviter d’être un intello

Et d’y aller tout le temps

C’est énervant !

Quand on se fait beau

C’est pour les filles qui nous croient Idiots

Et matchos

Mais, nous sommes des garçons normaux.

Kameron  LEROUX

1er prix, poésie, classe de 6e A

Collège Champ Lumière

23 rue de Villey

21260 Selongey

Professeure : Mme FORQUET

2e prix, poésie, classe de 6e A

Mon oiseau

   Mon oiseau est de toutes les couleurs

Il brille comme un soleil.

   Quand il sautille parmi les fleurs

    Je le regarde et m’émerveille.

J’ai du chagrin,

Quand je le vois partir.

Mais, quand il revient,

Je retrouve mon sourire.

À voler jusqu’aux cieux,

Mon oiseau est heureux.

Je l’attends derrière ma fenêtre.

Dans mon jardin, il reviendra peut-être

Je rêve de mon oiseau,

La nuit, dans mon lit.

Il m’emmène tout là-haut,

Et je vole avec lui.

Ce n’est pas un moineau,

Un modeste pierrot.

Elle est toute élégance,

C’est une mésange.

Alicia  MAIGRET

2e prix, poésie, classe de 6e A

Collège Champ Lumière

23 rue de Villey

21260 Selongey

Professeure : Mme FORQUET

1er prix, poésie, classe de 5e 2

La forêt de mes rêves

Dans la forêt murmurent des mots doux,

des yeux fous,

de la robustesse, du courage

et le beau feuillage.

Dans la forêt murmurent le souffle du vent léger

qui soulève les pétales des belles orchidées,

le bruit du ruisseau agité

et le chant des mésanges dorées.

Dans la forêt murmurent nos voix

quand on chante

en marchant

pour effrayer les serpents.

Dans la forêt murmurent surtout

les petits mots doux de ceux qu’on

aime mais qu’on ne

peut plus prendre dans

nos bras.

Lũlia  PICCICUTO-MAZELIN

1er prix, poésie, classe de 5e 2

Collège Paul Fort

Rue Jean Zay

21120 Is sur Tille

Professeure : Mme C. D’ALOISIO

prix, poésie, classe de 5e 2

La tristesse

Sans que tu la vois,

Elle est là.

Elle est partout autour de toi,

Mais tu ne la sens pas.

Elle t’entoure et tu l’ignores,

Cependant, elle ne veut pas partir,

Tu ne la perçois pas encore,

Mais elle essaye toujours de t’envahir.

Jusqu’au jour où elle t’atteint.

Elle reste en toi et tu la sens.

Elle persiste et y parvient enfin.

Tu ne dis rien et elle te murmure doucement :

« La tristesse survient parfois à l’improviste,

Discrètement et sans bruit ».

Alors, tu deviens triste,

Et ton cœur se détruit !

Lydie  BOUSQUET

2e prix, poésie, classe de 5e 2

Collège Paul Fort

Rue Jean Zay

21120  Is sur Tille

Professeure : Mme C. D’ALOISIO

3e prix, poésie, classe de 5e D

Le lit

                            Grincement des lattes, cauchemars sombres, nuits d’ombres

                            Nuit merveilleuse, ambiance chaleureuse

                            Instant d’inconscience dans le noir

                            Rêves doux et légers enrobés de couvertures moelleuses

                            Marionnettes enragées, prêtes à nous dévorer

                            Les couettes flottent telles des nuages

                            Animaux errants, cris angoissants

                            Réveil difficile en cette journée hivernale.

                            La dernière syllabe de pissenlit

                            A donné naissance au lit.

                            Parfois, il en sort des ronflements assourdissants

                            Suivis de grincements inquiétants.

                            Le lit me sépare de tous mes cauchemars

                           Et m’enveloppe sous sa douce peau de renard.

                            Son ventre mou au-dessus de ses côtes de bois

                            Me protège du froid

                            Tout à coup, mon lit me secoue

                            Et hop, je suis debout !

                            Aussi tendre qu’un agneau, je me blottis dans mon lit

                            Il me prend dans ses bras comme une mamie

                            Je m’assoupis et la nuit je file comme un éclair

                            Quand je suis dans mon lit, le bonheur m’envahit.

                            Aussi chaud que le soleil de l’été

                            Je peux d’un pas souple et léger

                            M’abandonner à mes rêves les plus insensés.

Baptiste  SARADIN

3e prix, poésie, classe de 5e D

Collège Gaston Bachelard

2 rue du Tire-Pesseau

21000 Dijon

Professeure : Mme C. YÈME

1er prix, ex æquo, poésie, classe de 4e 4

Arrête tes bêtises !

                                      Je sais que tu m’envies

                                                        Je sais que tu m’admires

                                      Alors, je t’en prie, ne gâche pas tout !

                                                        Tu tiens le bon bout !

                                      Tu es tout à fait capable d’y arriver

                                      L’école, ce n’est pas ta tasse de thé,

                                      Mais j’ai confiance en toi.

                                      Je sais qu’un poète dort en toi !

         Mais pas seulement ! un mathématicien, un historien, un physicien !…

         Même si, toi, tu crois que tu ne vaux rien,

         Je sais que tu as du talent

         Et que tu as tout d’un grand !

                                      Arrête tes bêtises !

                                                        La haine des professeurs, tu attises,

                                      Mais au fond, tu sais qu’ils ne veulent que ton bien !

                                                        Tu voudrais faire croire que rien ne t’atteint

         Mais je sais que les remarques te transpercent comme des épées.

         Il faut que tu arrêtes de déraper.

         L’école est le seul endroit qui permet l’envol.

                                      Tu paniques, tu t’affoles

                                      Tu cumules les rapports

                                      Dans toutes les matières, même en sport.

                                      Je compte sur toi et j’ai la foi.

Même si nous ne sommes pas parfaits, nous pouvons leur montrer

                                      Que nous sommes des hommes de valeur,

Que nous avons de l’honneur, et que nous pouvons remplir nos familles de bonheur.

                                      Tu dois changer, il faut te concentrer.

                                                        Je suis là pour t’aider !

Ensemble, nous pouvons y arriver !

Manal BAKMOU – Rida MAMOUNI

1er prix, ex æquo, poésie, classe de 4e 4

Collège Le Chapitre

1 bd Maréchal de Lattre de Tassigny

21300 Chenôve

Professeure : Mme POVÉDA

1er prix, ex-æquo, poésie, classe de 4e A

Ensemble nous ne ferons qu’une

                   Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,

                   Je parcourrai mille paysages pour te retrouver,

                   Ensemble, nous ne ferons qu’une, comme à l’époque où je t’ai rencontrée.

                   Tu m’éblouissais, toi et ton teint couleur champagne.

                   Je t’enlacerai et nous nous jetterons à l’eau,

                   On domptera ces vagues et elles nous ramèneront sur ce sable chaud.

                   On glissera et par un simple bracelet on sera liée,

                   Et on recommencera jusqu’à être aveuglées.

                   Au bord de l’océan, lorsque j’arriverai

                   Tu auras, peut-être, changé mais mon amour pour toi sera ravivé.

                   Au loin, au milieu des autres, je te verrai flotter,

                   Et soudain, sans même le savoir, je resterai figée.

                   Plus tard dans la soirée,

                   Sous un coucher de soleil couleur cuivrée,

                   La marée te fera revenir et là, je te nettoierai,

                   Pour ensuite te poser sur ce sable frais.

                   Nous pourrions passer des mois entiers,

                   Seules, toi et moi, on pourra recommencer,

                   Nous resterons attachées

                   Chère planche, plus jamais je ne veux te quitter.

Sous l’inspiration de Victor Hugo.

Louise  GEISLER

1er prix, ex-æquo, poésie, classe de 4e A

Collège Henry Berger

5 rue des Murots

21610 Fontaine Française

Professeure : Mme IVRY

2e prix, ex-æquo, poésie, classe de 4e B

Le poisson et le paon

Dans un lac enchanteur                             Celui-ci du résultat fut très content.

Vivait un poisson décorateur                    Le poisson, avec les plumes, allait partir

Et pour changer sa demeure                      Quand, soudain, le paon se mit à rire :

Entama un dur labeur.                               « Où crois-tu aller comme ça ?

Tout en haut du lac                                   Ces plumes sont à moi ! »

Habitait un paon maniaque.                      Le poisson alla tristement vers la paon

Le poisson monta à la surface                            Qui reprit ses plumes en souriant.

Et du paon, découvrit la face.                   Le malheureux plongea, alors, dans l’eau.

Le poisson proposa au paon                     Le paon dit que le tableau était très beau

De faire son portrait envoûtant.                         Et que, pour le remercier,

Le paon accepta de bon cœur                    Il lui offrait un baiser.

Et le poisson demanda à son serviteur               Le poisson monte sur la rive

Des poils pour faire un pinceau.               Et, vers le paon, arrive.

Celui-ci lui en donne de son dos                Le paon se pencha

Le paon intervint alors :                                     Mais, au lieu d’un baiser, l’attrapa.

« Pour faire un tableau en or,                    Le poisson finit dans le ventre du paon.

Il faut des plumes en or ! »                        Comme dans celui de ses parents,

Il en arracha donc de son derrière.            Pendant les dernières secondes de sa vie,

Le poisson, heureux, alla alors sur terre.  Le poisson se dit :

Il fit le portrait du paon                            « J’aurais préféré me faire prendre,

Qui fut pris n’est plus à prendre ! »

Agathe  DAVID

2e prix, ex-æquo, poésie, classe de 4e B

Collège Champ Lumière

23 rue de Villey

21260 Selongey

Professeure : Mme JACQUENET

2e prix, ex-æquo, classe de 4e 7

Retrouve-moi

J’aimerais te garder vers moi,

Une nuit ou toute la vie,

Mon grand cœur ne veut plus de toi,

Éloigne ta mélancolie.

On ne pouvait rester ainsi,

Dans le doute et le désespoir,

Notre confiance part dans l’oubli,

Peux-tu faire semblant d’y croire ?

Mon admiration envers toi

Est comme un point d’eau dans le sable,

Si tu veux encore de moi,

C’est que je suis encore aimable.

C’est avec toi que je veux vivre,

Là où tous les problèmes s’évadent,

Dépêche-toi avant le givre,

Rejoins-moi près des cascades.

Mathis  FERREIRA

2e prix, ex-æquo, classe de 4e 7

Collège Paul Fort

Rue Jean Zay

21120  Is sur Tille

Professeure : Mme D’ALOISIO

3e prix, poésie, classe de 4e 7

Stop

Ma bien-aimée, je te le dis,

Je n’en peux plus de cet amour.

Las, entre nous tout est fini,

On ne peut plus faire de détour.

Mes joues ont fini de rougir,

Et mon cœur ne bat plus pour toi.

J’ai fait tout ça pour t’avertir,

Car l’amour fou n’a pas de loi.

Tout commencement a une fin,

Chaque amour a sa belle rupture.

Même l’esprit le plus malin,

Ne peut éviter ce mur.

Las, nous nous sommes asphyxiés,

Sans air, mon feu s’est arrêté.

Ce soir, je m’en vais respirer,

Car ce soir, il faut tout arrêter.

Mathys  POURNIN

3e prix, poésie, classe de 4e 7

Collège Paul Fort

Rue Jean Zay

21120  Is sur Tille

Professeure : Mme D’ALOISIO

1er prix, poésie, classe de 3e D

Sur l’euthanasie

                            Prisonnier de ton corps décharné,

                            Ta silhouette torturée et épuisée,

                            Ton regard inanimé face au plafond,

                            Tu fixes l’horizon.

                            Prisonnier de ton corps décharné,

                            Tu chérissais tant la mer.

                            Cette étendue bleue de liberté,

                            Était ton plus grand bonheur sur Terre.

                            Prisonnier de ton corps décharné,

                            Mer d’huile ou déchaînée,

                            Un torrent impétueux envahit tes pensées ;

                            Tumulte invisible dans ta chair pétrifiée.

                            Prisonnier de ton corps décharné,

                            Ton navire échoué, amarré et ensablé,

                            Dans un lit creusé,

                            Est appelé par le doux alizé.

                            Prisonnier de ton corps décharné,

                            Je te rends ta liberté,

                            Une aiguille brisant tes chaînes

                            Te délivrera de cette ancre de peine.

                            Prisonnier de ton corps décharné,

                            Tes voiles blanches déployées

                            Se balancent au gré du vent

                            Sous un soleil ardent.

                            Prisonnier de ton corps décharné,

                            Ta frégate portée par la houle

                            Et poussée par le suave zéphyr

                            Se dirige vers des pays parés de fruits vermeils.

Thomas  BIDAULT

1er prix, poésie, classe de 3e D

Collège Champollion

15 rue Castelnau

21000 Dijon

Professeure : Mme BUGUET

2e prix, poésie, classe de 3e C

Migrants vers l’Australie

Ils sont venus de loin pour trouver asile,

D’Iran, d’Irak ou du Pakistan,

Sûrs qu’ailleurs, il existe des êtres moins vils

Que ceux qui les chassent en les persécutant.

Dérivant sur leurs radeaux,

Ils gesticulent, crient,

Mais n’entendent, en retour, que leur écho,

Au beau milieu de la nuit.

Ils attendent de longues heures,

Plongés dans le malheur.

Ils se sentent isolés, méprisés,

Mais, dans leur cœur, sommeille l’espoir de liberté.

Soudain, voyant la côte australienne,

Dans leurs yeux naissent des étincelles,

Même si la côte est lointaine,

Ô dieu ! Que la vie sera belle !

Aussitôt arrivés, l’espoir s’évanouit,

Ils sont condamnés à s’en retourner, amers,

Vers leur oppressante patrie

Ou à finir leur vie dans des îles austères.

Pourquoi, gouvernement d’un pays riche et aisé

Renvoies-tu, ainsi, des êtres malades et affamés ?

Il serait si facile de leur tendre les bras,

Plutôt que sur Manus ou Naru les vouer à trépas .

Louise  TOUVREY

2e prix, poésie, classe de 3e C

Collège Champ Lumière

23 rue de Villey

21260 Selongey

Professeure : Mme FORQUET

3e prix, ex-æquo, poésie en classe de 3e A

Le Rèce

La nuit, les lampadaires s’allument           Une journée de terminée,

Comme une étincelle dans la brume,                   Qui, pour toi, était très chargée

Où celle-ci est épaisse,                               Tu as écouté, imaginé, pensé

Comme la neige à travers la plaine.           Mais, tu n’es pas encore fatigué.

La sombre nuit que dégage le ciel,             Je vais, à présent, te faire voyager

La lune, à des kilomètres,                          À travers tes rêves d’enfant.

Jusque dans l’univers, lointaine.

Que la saison est belle,                              Dans une fête,

En ce matin d’hiver éternel,                       Qui, celle-ci, a un thème particulier,

Le soleil est au rendez-vous,                      Le voyage à l’étranger.

Dans ce petit village,                                 Imagine, dans une île où il n’y a que toi

Où vous entendrez chaque bruit,               Tu es, à présent, au bord de la mer,

Que la nature vous réserve,                       Sans rien, ni personne.

À travers chaque nouvelle.                        Juste, tu profites de ta liberté …

Les montagnes apparaissent,                    Tu es plongé dans un sommeil éternel

Comme une ombre qui s’élève,                           Je te laisse dans ton rêve,

Dans ce paysage si montagneux.               La douce nuit t’interpelle

Ce pic que tu aperçois,                              Dans laquelle tu te réveilles.

C’est le plus haut pic du monde,               Le rêve est très important,

Qui, selon les études,                                 Pour être épanouie,

Peut être l’Everest.                                              Dans la journée qui suit.

Éléonore  APERT

3e prix, ex-æquo, poésie en classe de 3e A

Collège Champ Lumière

23 rue de Villey

21260 Selongey

Professeure : Mme JACQUENET

prix, ex-æquo, poésie en classe de 3e C

Changement

         Je suis différente                                                 Mon âme était inondée,

         Enfin, différent                                                   Mon cœur était enterré

         Je suis comme absente                                        J’ai décidé de changer

         Ou peut-être absent.                                           J’ai décidé d’avancer.

         Je dois faire un choix :                                        En n’ayant plus peur,

         Être ce que je suis                                                        En suivant mon cœur,

         Ou devenir moi !                                                 Je ne veux plus fuir,

         De quoi ai-je envie ?                                           J’aimerais sourire !

         Ils m’insulteront,                                                 Je peux vous le dire,

         Ils se moqueront,                                                Ce n’est que mon genre,

         Mais je veux changer,                                         Ils peuvent bien en rire,

         Je veux m’accepter,                                             Car, je suis transgenre.

         Me redécouvrir,                                                 

         Je suis un garçon,                                              

         C’est ce qui m’attire !                                         

         Je suis décidé,

         Et si ils se moquent,

         Je leur répondrai !

         J’ai déjà vécu vécu :                                           

         Les rires, les violences,                                      

         Le stress dans la rue.                                         

Ilyana  HEITZ

3e prix, ex-æquo, poésie en classe de 3e C

Collège Champollion

15 rue Castelnau

21000 Dijon

Professeure : Mme BUGUET

Accessit, poésie, classe de 2nde G

Aujourd’hui j’aimerais vous parler,

         Je voudrais partager ce que je ressens,

         Et j’ai un message pour vous :

         D’abord, profitez de vos proches.

         Dites-leur que vous les aimez.

         Car le moment où l’on regrette de ne pas l’avoir fait, peut arriver très vite,

         Même, bien plus tôt qu’on ne le pensait.

         Alors, osez leur dire,

         Parce que ça fera se dessiner un sourire sur leurs lèvres,

         Parce que ça illuminera leur journée,

         Et simplement, parce que c’est toujours bien de le dire.

         Ensuite, n’abandonnez jamais.

         Car, comme le montrent si bien le yin et le yang :

         Rien n’est jamais tout noir, ni tout blanc.

         Même lorsque l’on pense avoir atteint le pire,

         Il y a toujours un rayon de lumière qui nous éclaire.

         Donc, croyez en vous, sincèrement.

         Vous pouvez tout faire.

         Vous en êtes capables.

         Vous valez quelque chose,

         Pas moins que la personne sur qui vous prenez exemple.

         Et enfin, soyez en sûrs, la vie est belle,

         Elle vaut la peine d’être vécue !

         Personne ne devrait, à aucun moment, en douter.

         En tout cas, moi, je vous aime !

Lisa  JOB

Accessit, poésie, classe de 2nde G

Lycée Jean Marey

5 rue 16e Chasseurs

21200 Beaune

Professeure : Mme JEUNET-NANCY

 

PRIX D’EXPRESSION ÉCRITE. CLASSES ÉLÉMENTAIRES

Classe

NOM de l’élève

Établissement

Enseignant

Prix

CM1

COLOT  Louise

Les Cèdres. Quétigny

Mme Deloge

1er Prix

CM1

JAMES  Apolline

La Trémouille. Dijon

M. Féménias

2e Prix ex-æquo

CM1

LUSSEAU  Faustine

éc. élémentaire. Saulx le Duc

Mme Evain

2e Prix ex-æquo

 

CM2

ASTESIANO  Valérian

La Trémouille. Dijon

M. Féménias

1er Prix

CM2

LAMY  Jules

éc. élémentaire. Arc sur Tille

Mme Girod

2e Prix ex-æquo

CM2

SURIER  Ondine

éc. élémentaire. Arc sur Tille

Mme Girod

2e Prix ex-æquo

 

PRIX DE POÉSIE. CLASSES ÉLÉMENTAIRES

CM1

MOME  Vincent

éc. élémentaire. Saulx le Duc

Mme Evain

Accessit

 

PRIX D’EXPRESSION ÉCRITE. COLLÈGES

6e 2

TAO  Androo

Collège Le Chapitre. Chenôve

Mme Povéda

1er Prix

6e 2

BELMOUMENE  Amina

Collège Le Chapitre. Chenôve

Mme Povéda

2e Prix

4e C

DELBRAY-RAINON  Marie-Lou

Collège Gaston Bachelard. Dijon

Mme Yème

1er Prix

4e C

BUFFIERE  Célia

Collège Gaston Bachelard. Dijon

Mme Yème

2e Prix ex-æquo

4e C

FAVIER  Lucile

Collège Gaston Bachelard. Dijon

Mme Yème

2e Prix ex-æquo

3e

SOK – TAT  Delphine

Collège Le Chapitre. Chenôve

Mme Povéda

1er PRIX

copie envoyée au jury National

3e C

TOUVREY  Louise

Collège Champ Lumière. Selongey

Mme Forquet

2e Prix

 

PRIX DE LA JEUNE NOUVELLE. COLLÈGES

6e B

QUAIN  Lynna

Coll. Henry Berger. Fontaine Frçse

Mme Ivry

Accessit

5e 5

POURNIN  Satine

Collège Paul Fort. Is sur Tille

Mme D’Aloisio

1er Prix

5e 2

SAINT-HUBERT  Adèle

Collège Paul Fort. Is sur Tille

Mme D’Aloisio

2e Prix

4e A

BOURLIER  Zoé

Collège Champ Lumière. Selongey

Mme Jacquenet

1er Prix

3e

HAMOUTI  Ahmed

Collège Le Chapitre. Chenôve

Mme Povéda

1er PRIX

copie envoyée au jury national

3e 1

BERNARD  Lora

Coll. Les Hautes Pailles. Echenon

Mme Perrot

2e Prix

 

PRIX DE LA JEUNE NOUVELLE. LYCÉES

2nde 5

MERLE  Garance

Lycée Hippolyte Fontaine. Dijon

Mme Thomas

1er Prix

 

PRIX  DE POÉSIE.  COLLÈGES

6e A

LEROUX  Kameron

Collège Champ Lumière. Selongey

Mme Forquet

1er Prix

6e A

MAIGRET Alicia

Collège Champ Lumière. Selongey

Mme Forquet

2e Prix

5e 2

PICCICUTO-MAZELIN  Lŭlia

Collège Paul Fort. Is sur Tille

Mme d’Aloisio

1er PRIX

copie envoyée au jury national

5e 2

BOUSQUET  Lydie

Collège Paul Fort. Is sur Tille

Mme d’Aloisio

2e Prix

5e D

SARADIN  Baptiste

Collège Gaston Bachelard. Dijon

Mme Yème

3e Prix

4e 4

BAKMOU  M. et MAMOUNI  R.

Collège Le Chapitre. Chenôve

Mme Povéda

1er Prix ex æquo

4e A

GEISLER  Louise

Coll. Henry Berger. Fontaine Frçse

Mme Ivry

1er Prix ex æquo

4e B

DAVID  Agathe

Collège Champ Lumière. Selongey

Mme Jacquenet

2e  Prix ex æquo

4e 7

FERREIRA  Mathis

Collège Paul Fort. Is sur Tille

Mme D’Aloisio

2e  Prix ex æquo

4e 7

POURNIN   Mathys

Collège Paul Fort. Is sur Tille

Mme D’Aloisio

3e Prix

3e D

BIDAULT  Thomas

Collège Champollion. Dijon

Mme Buguet

1er PRIX

copie envoyée au jury national

3e C

TOUVREY  Louise

Collège Champ Lumière. Selongey

Mme Forquet

2e Prix

3e A

APERT  Éléonore

Collège Champ Lumière. Selongey

Mme Jacquenet

3e Prix ex æquo  

3e C

HEITZ   Ilyana

Collège Champollion. Dijon

Mme Buguet

3e Prix ex æquo

 

PRIX DE POÉSIE . LYCÉES

2nde G

JOB   Lisa

Lycée Jean Marey. Beaune

Mme Jeunet-Nancy

Accessit

 

PRIX DÉCERNÉS  À  NOS  CORRESPONDANTS  ÉTUDIANTS  À  LEGNICA  EN  POLOGNE

(JUMELAGE AMOPA de CÔTE D’OR  –  POLOGNE)

PRIX DE POÉSIE

1ère année

POLANSKA Zuzanna

Lycée de Legnica en Pologne

Mme Jujeczka

1er PRIX

copie envoyée au jury national

3e année

MALINSKA  Wiktoria

Lycée de Legnica en Pologne

Mme Jujeczka

1er Prix

4e année

PIETRUKIEWICZ  Zofia

Lycée de Legnica en Pologne

Mme Jujeczka

1er Prix

5e année

KACZMAREK  Gabriela

(état des lieux)

Lycée de Legnica en Pologne

Mme Jujeczka

1er PRIX

copie envoyée au jury national