Infos diverses

Communiqué 6

Mardi 21 février 2024

Daniel DEMONFAUCON, président de l’AMOPA 21, relaie la lettre d’information « La chouette » de février 2024 de l’association ATHENA, partenaire de l’AMOPA.

Lettre d’information la « chouette » Vers le site ATHENA voyages

Communiqué 5

Mardi 13 février 2024

De la part de Madame Catherine MAREC, directrice déléguée aux Formations Professionnelles et Technologiques (secteur Mode) au lycée Le Castel de DIJON.

Madame, Monsieur,

Nous avons le plaisir de vous adresser l’invitation à l’édition 2024 du défilé de mode du Lycée LE CASTEL qui se déroulera le jeudi 28 mars à Longvic sur le thème UPCYCLING.

Cette année l’entrée est payante (5 €, privilégier le paiement en espèce ou chèque).

Si vous souhaitez y assister il est impératif que vous me répondiez à l’adresse e-mail <Catherine.Marec@ac-dijon.fr> avant le 25 mars en indiquant l’horaire de la séance (16:00 ou 19:30) et le nombre de personnes qui vous accompagneront.

Très cordialement.

Pour télécharger le carton d’invitation Sur le site du lycée Le Castel – DIJON

Communiqué 4 (AMOPA nationale)

Jeudi 18 janvier 2024

Madame, Monsieur,

Nous avons le plaisir de vous adresser le carton d’invitation à la conférence organisée par l’AMOPA nationale, qui se tiendra le mercredi 7 février 2024 à 16h. dans l’Amphithéâtre du Montaigne (Paris VI).

L’entrée à la conférence est gratuite. Si vous souhaitez y participer, il est impératif que vous soyez inscrits à l’avance. Vous pouvez confirmer votre présence à cette adresse amopa.couy@orange.fr ou à ce numéro 01.45.54.50.82 au plus tard le lundi 5 février 2024 . Une pièce d’identité vous sera demandée à l’entrée.

En espérant vous voir très nombreux, nous vous adressons nos salutations les plus cordiales.

Le Secrétariat national

Pour télécharger le carton d’invitation

Communiqué 3

Jeudi 7 décembre 2023

Comme l’an passé, notre association
s’engage pour le Téléthon.

Cette année, nous vendons des cookies
(ils sont excellents !)
confectionnés par notre restaurant
l’Intervalle (ESAT Habilis).

 

Communiqué 2

Lundi 5 juin 2023

Robert DURET, un de nos très fidèles adhérents depuis 1996, ancien professeur en horlogerie, nous fait le plaisir de nous faire découvrir l’horloge comtoise. Nous vous rapportons ce document riche d’un passé quelque peu oublié.

Daniel DEMONFAUCON, président de l’AMOPA 21

Robert DURET

L’HORLOGERIE DANS LE HAUT-JURA

L’horlogerie « gros volume »

Elle est très ancienne en Europe (Londres, Nuremberg, Augsbourg, Genève). On peut citer l’horloge de Courtrai dérobée par le Duc de Bourgogne Philippe le Hardi, en 1382, et qui orne l’église Notre-Dame à Dijon.

Dans le Haut-Jura, à Morez, existe une tradition ancienne du travail du métal, grâce à la force motrice fournie par la rivière La Bienne et son affluent L’Evalude : les martinets permettent de forger clous et récipients ; la tréfilerie fabrique du fil de tous métaux.

L’horlogerie a trouvé là un terrain favorable à la réalisation de composants plus élaborés (roues dentées, axes de rotation), nécessaires à la réalisation d’horloges métalliques destinées à équiper les constructions publiques (hôtels de ville, églises). Jusqu’en 1913 on fabriquera ces horloges dont la diffusion « inondera » la France, dès le traité de Nimègue (1678), quand la Franche-Comté est devenue française.

Au cours du XVIIème, on trouve à Morbier la lignée des MAYET, habiles concepteurs, qui fournissent des horloges dont certaines existent encore : église Saint-Nizier à Lyon (1684), Orgelet (1684), Arbois (1686), Saint Claude (1689). On a fabriqué de telles horloges à Morez jusqu’en 1913 (Odobey Cadet)…

L’horloge comtoise

On a pensé très tôt vouloir créer un « modèle réduit », transportable, moins volumineux, moins cher, donc accessible aux particuliers. Ce sera l’horloge comtoise.

Le mouvement

En constant perfectionnement, il est logé dans une « cage en fer de Morez », de dimensions modestes. Hauteur : environ 30 cm. Largeur : environ 25 cm. Profondeur : 15 cm.

  • À l’avant se trouve le cadran.
  • Au-dessus est la cloche, masquée par un fronton ou garniture (fig. 1), initialement en laiton sculpté, découpé, moulé.
  • Au-dessous on voit le balancier et les poids (qui fournissent l’énergie mécanique et sonore).

L’ensemble peut être fixé au mur, mais il sera rapidement logé dans une caisse, ou gaine ou cabinet, à l’abri des chocs, poussière, humidité (fig. 2, 3 et 4).

Au début, le mouvement est fabriqué par les horlogers-paysans des environs, travaillant à la fenêtre, dans la ferme, pendant le long hiver ou les rares temps-morts de l’activité agricole…

Rapidement s’est posé le problème de la commercialisation. Les progrès constants dans la conception de nouveaux mécanismes, nécessitant précision et harmonisation, ont inexorablement conduit à la création dans l’ensemble MOREZ-MORBIER, d’ateliers où les ouvriers assurèrent la fabrication, les maîtres-horlogers contrôlant et gérant la filière.

Le cadran

Initialement en cuivre, laiton ou zinc les chiffres sont gravés et peu lisibles, dans des intérieurs mal éclairés. Le passage d’une aiguille des heures unique à l’aiguille des minutes s’effectue vers 1720. On essaiera la faïence et l’albâtre…

Une révolution a lieu vers 1750 avec l’arrivée de l’émail. Ce composant est issu de Venise, à base de silice, aluminium ; c’est une poudre blanche, colorable par les oxydes métalliques, et nécessite une cuisson. Disponible à Genève, les Jurassiens ont vite maîtrisé sa manipulation et en 1770 s’officialise à MOREZ la profession d’émailleur. On commence par fabriquer des cartouches : pièces métalliques (laiton, cuivre) de quelques cm2 qui servent de support à un émail blanc sur lequel on a « peint » les chiffres des heures, avant cuisson.

Les cartouches sont fixées sur des cadrans « classiques ». En 1840 les émailleurs locaux arrivent à fixer l’émail sur un support en fer de coût dérisoire. Après de nombreux essais, on arrive au cadran actuel, de forme bombée, entièrement émaillé, porteur de chiffres, de fioritures variées, du nom de l’horloger détaillant, exceptionnellement de l’acheteur final. Le diamètre courant est le 9 pouces (neû pouces). Le cadran porte 2 trous permettant de remonter les poids. Leur distance est de 7 à 8 cm pour le mouvement de MOREZ, il est de 5 cm pour le mouvement de Paris, plus rare et fragile.

Remarque : Les émailleurs de MOREZ ont diversifié  leur production : plaques signalétiques (routes, agglomérations, rues, numéros), plaques professionnelles et publicitaires, et même plaques de cimetière (cœurs de MOREZ blancs avec texte noir). La production d’émaux d’art, de type Limoges, est confortée par la Maison de l’Émail à MOREZ.

Le fronton et la garniture

Le fronton dont le rôle est de cacher la cloche (fig. 1) déborde souvent sur les côtés, l’ensemble constituant la garniture.

Révolution : en 1815, Claude PAGET, de Morbier, utilise l’estampage (emboutissage) d’une feuille de laiton pour réaliser la couronne qui entoure totalement le cadran. La garniture est supprimée, économie de matériaux énorme ; motifs et couleurs variés ; l’estampage est adopté rapidement pour le balancier, ainsi assorti harmonieusement (fig. 4).

Le balancier

Initialement, c’est un fil ou une tige articulée portant une masse (plomb, caillou…). L’étude de la période d’oscillation T a été faite par Christian HUYGHENS (1628-1695) pour ce pendule simple. Pour de faibles oscillations elle ne dépend pas de la valeur de la masse et vaut T = 2 π √l /g ; l : longueur du fil en mètres ;  g : accélération due à l’attraction terrestre par seconde (vaut à Marseille 9,80665 mètres par seconde). On a voulu que le pendule batte la seconde, donc T=2 secondes, l= 0,9936 mètre (sensiblement 1 mètre, hasard numérique !!). Pour un balancier réel (pendule composé) la formule est peu différente.

Pour rendre la pendule plus « vivante » on a choisi de rendre visible le balancier (fig. 3) devenu esthétique (lentille en laiton ou verre)(fig. 4). Parfois le balancier utilise des tiges de laiton et aluminium dont les dilatations se compensent rendant la période stable. L’horloge est un régulateur. Pour ajuster la période on peut utiliser un écrou au bas du balancier.

La caisse, la gaine ou cabinet

Pour loger et protéger la partie horloge, on a créé une caisse, ou gaine, ou cabinet de hauteur voisine de 2 mètres reposant sur le sol (fig. 2, 3 et 4) donnant à l’ensemble le nom : Horloge de parquet.

Le transport, onéreux, s’effectue par voie routière (les Rouliers du Grandvaux) ; aussi le cabinet sera réalisé par un menuisier, dans le style du lieu d’achat (Bretagne, Normandie, Lorraine, Aquitaine).

La nécessité de fournir au client un produit harmonieux (fig. 4), prêt à être installé, choisi sur catalogue, a conduit à fabriquer le cabinet dans le Haut-Jura, et à livrer le tout dans une « caisse », rigide, transportable par chemin de fer (depuis Champagnole dès 1867). La fabrication a cessé en 1913, après un total de 5 millions…

Une légère reprise délocalisée se manifeste depuis 1970 ; nostalgie, résidences secondaires campagnardes.

Après

Dès sa création, l’horloge comtoise a subi des perfectionnements. On a pu supprimer balancier et poids en introduisant le ressort spiral, contenu dans le barillet, conduisant à la montre, qui permettait de conserver l’heure de Paris, pour déterminer la longitude.

Pour l’usage domestique fixe, on a « scié » la comtoise suivant AB (fig. 4), le ressort et le balancier raccourci ont permis de la réduire, sous le nom d’horloge de tableau (fig. 5) ou œil de bœuf, peu chère, et très adaptée aux locaux modernes. Cette présentation a duré jusqu’à la Belle Époque (1913). L’horloge se diversifie (mouvements et « enveloppes ») : style Henri II vers 1900, style Art Déco dès 1920.

Naît alors le carillon (fig. 6) de type Westminster, à sonneries multiples, où réapparaît le balancier (qui ne bat plus la seconde !). Ces nouveautés sont fabriquées en usine (Girod, Odobez, Romanet). Les acteurs locaux ont anciennement utilisé leur savoir-faire en orientant leur fabrication sur la lunette métallique.

En 1796, Pierre-Hyacinthe CAZEAUX, cloutier, crée la lunette avec branches. En 1806, il est le seul lunetier local.

Bibliographie

  • En 1976. « La Comtoise , La Morbier, La Morez » par Francis Maitzner et Jean Moreau, imprimé par Aymard et fils à Épinal.
  • En 2023. Les ouvrages passionnants et bien illustrés disponibles chez « Association Horlogère Comtoise » 2, Place Jean Jaurès 39400 Morez (site : www.horlogerie-comtoise.fr).

Texte et schémas : Robert DURET
Chevalier des Palmes académiques et membre de l’AMOPA21

Communiqué 1

Mardi 31 janvier 2023

Nous remercions La Ville de Talant et le comité de parrainage du concours national de la Résistance et de la Déportation pour leur concours apporté à la mise en œuvre de cet évènement.